‹ Poésies religieuses et politiques [microforme]Chapitre 11 sur 14 · VILLE · texte numérisé non relu

VILLE

Lorsque votre prière éclot du sanctuaire Et s’éléve vers l'Eternel ;

Lorsque vous récitez votre saint brévaire,

Le son de votre voix est grave et solennel.

Votre voix suppliante est pleine d'harmonie.

: Toutes vos oraisons sont d’admirables chants. nn ame Que des armées d’Elus écoutent, réunies, Parce que tous vos vœux, mon père, sont touchants.

La Vierge vous bénit. Les célestes phalanges Prient pour vos pénitents qui font bien leurs aveux. Et selon vos désirs, le plus parfait des anges

Fait monter jusqu’à Dieu le moindre de vos vœux.

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Vous conseillez le bien, tout ce qu’il a d’aimable, Vous voulez à tout prix qu’on haïsse le mal, Vous voulez que chacun vise à l’état normal,

de Et s’abstienne avec soin de tout acte bläâmable.

Vous faites ce qui plait à Dieu, ce qui lui plût,

Ce qui plaira toujours à sa vie éternelle,

Vous vous tenez pour moi sans cesse en sentinelle, Vous gardez jour et nuit les portes du salut.

Prêtre ! vous me donnez l’exemple Des grandes vertus. Le regard | Fixé sur vous, je vous contemple, ide, Dieu vous a mis plus haut parmi nous dans son temple ‘À Que ses mains, dans le ciel, n’ont mis le St. Bernard.

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Les côtes de Benton sont moins belles, moins blanches

Sous la neige de leurs hivers C Que vos épaules, les dimanches, ( Quand vous priez ponr l'univers ; I

Et que tous vos habits éclatent De splendeur, proche des autels Où mes yeux attentifs constatent

Combien vous dominez le commun des mortels. L R | Lorsque vous élevez vos deux mains vers la voûte ©

| De l’église et des cieux, Que je vous vois prier et que je vous écoute ;

Je demande à mes yeux P:

Si Si vos mains ne sont pas des ailes Vi

Qui s'ouvriraient ainsi pour prendre leur essor Vers les régions éternelles Où Dieu règne à jamais dans son royaume d’or.

Prêtre ! vous ressemblez à la Butte-Carrée ; Que j'aperçois d'ici, qui se tient séparée

Des montagnes ; et qui, s’élevant à l’écar* M Guide le voyageur en fixant son regard.

Je veux rester soumis à votre Révérence, Dd Mon respect envers vous n’est pas superficiel, Th Les plis de votre aube ont la riante apparence Des blanches nuées du ciel.

Ce cordon de laine pure Qui vous ceint d'in triple tour, O N'est-ce pas une ceinture Et Dont la beauté ressemble à la barre-du-jour ?

Vous me semblez dix fois plus fort par votre étole

Que ne fut par le glaive autrefois Du Guesclin. Vous êtes plus grand en parole

Que le prince Bismarck aujourd’hui dans Berlin.

lanches Votre manipule est auguste, C'est un ornement simple autant que fastueux, Qui rend beau votre bras sur lequel il s'ajuste, Les Empereurs n’ont rien d'aussi majestueux.

s. Lorsque je vois durant la Messe, la chasuble Répondre aux mouvements de vos reins droits et forts, Il me semble que c’est l’eau haute du Danube

oûte Qui s'agite à mes yeux, en saluant ses bords.

Les actions de votre vie Prêtre Ebersville, sont belles comme le Rhin, Si l'Eglise du Christ, hélas ! est asservie, Vous savez la distraire au moins de son chagrin.

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Dr, 4 Le nom de Waxweiler, votre place natale

Vivra toujours dans mes essais, Car l'attention générale En devenant impartiale Mettra peut-être en vogue un jour mes vers français.

Que Dieu récompense la Prusse De vous avoir fait naître. Il faudrait que je fûsse . Ingrat, pour oublier ce pays glorieux e Qui donne au monde de saints prêtres.

Qui donne à l’Europe des maîtres Dont la Magnificence éclate à tous les yeux.

O Prusse! vos soldats ont eu force en campagne, Et vous avez gagné l'Empire d'Allemagne, D Mais vos prêtres en Mission Dans les divers endroits du monde.

Ont mis peut-être une main plus profonde, Que vous pensez, à la perfection De votre Victoire

rlin. it de votre gloire.

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