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Ah! Si la charité que vous avez nourrie
Pour moi, dès mon bas âge ! Ah ! Si votre Grandeur N’avait pas fait de moi l’homme de ma patrie,
Jamais des bons combats je n’aurais eu l'ardeur !.….
Et jamais je n'aurais reçu les doux hommages, Le soutien généreux, le grand appui moral Dont le peuple rural, Les cités, les villages Du Bas-Canada, se sont plûs À m'honorer; jamais je n’aurais vu les dames Les filles de Chambly, tant d’autres nobles femmes, S’expliquer d’une voix et d’un cœur résolu À Lady Dufferin ; et la presse de dire Au représentant de l’empire Au vice-Roi son fier époux, Que les Métis étaient frappés d’injustes blâmes, Et que cinquante-huit mille âmes Etaient en deuil de voir leurs chefs sous les verroux.
Jamais les filles Angéliques Des cloîtres canadiens n'auraient, dans la ferveur De leurs vœux et de leurs pratiques, Soupirées vers le Dieu du ciel en ma faveur!
Mes yeux n'auraient jamais contemplé le spectacle D'un archevèque de Québec, S'adressant à la Reine, avec, La prévoyance d’un oracle, Pour aviser Sa Majesté D'agir vis-à-vis nous selon la probité Que l'Etat doit toujours à ses chargés d’affaires ; Et pour prier la Royauté De se conduire envers nous, avec loyauté.
Puisque les sommités avaient été bien fières De vous autoriser du ton le plus flatteur En termes généraux et pleins de latitude A vous rendre chez vous, en Pacificateur, Afin d'y mettre un terme à notre inquiétude A tout le trouble dont le gouvernement rude D'Ottawa, seul était l’auteur,
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Jamais je n'aurais vu l’épiscopat sublime KR De la Nouvelle-France. intervenir, aider N Avec sa force, avec son clergé magnanime ;
Et d'accord avec vous, tout ensemble, plaider Cc
Pour tout un peuple, auprès du trône, Et je n'aurais pas l’agrément Que la Providence me donne,
De savoir qu’aujourd’hui le noble document . Je
De la Pétition épiscopale, bonne,
Attend après ses fruits et müûrit doucement Q Dans les Bureaux de la Couronne. De
Archevêque Mon Bienfaiteur !
Puisque vos pieds saints m'ont cherché dans la chaumière Métisse, pour ouvrir mes yeux à la lumière !.… Ah ! puisque vous m'avez servi de bon tuteur, Il convient que je vous renvoie Avec humilité les fiertés de ma joie Et tous ces éloges d'Etat {} Qu’a daigné me donner la Presse Américaine 1 Lorsque ses grands journaux se sont donnés la peine 1 De voir et d'empêcher qu’on ne vous molestât.
Le nom de Louis a brillé : sa renommée fi Vous appartier’, Elle est à vous.
La parole de Dieu que vous avez semée En lui, vous fait du grain qui monte à vos genoux,
Ses vues sont les épis d’une moisson mouvante, Qui du soleil ont eu la chaleur au besoin,
Que les orages ont arrosé avec soin,
L’air les fait onduler, balancer, quand il vente.
Le champ de mes pensées, sous un temps trop couvert. Naguère encor, c’est vrai, paraissait un peu vert.
Mais enfin la récolte est mûre Elle est grande à pleine clôture,
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Récoltez, Monseigneur ! Le peuple Anglo-Saxon Ne s’en fâchera pas. Ii sait que la récolte
Ne peut pas s'appeler révolte.
Commence’, s’il vous plait, faites votre moisson.
se te
Je recommande à tous ceux qui sont bons, cette ode, - Je lai faite en vous célébrant.
Que le bon Dieu le veuille ! Et ce sera la mode De réciter ces vers que j'adresse, en souffrant, A Monseigneur ‘T'aché-le-Grand.
JOSEPH DAMIANT.