‹ PoésiesChapitre 15 sur 64 · RENOUVEAU · texte numérisé non relu

RENOUVEAU

Le printemps maladif a chassé tristement L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide, Et dans mon être à qui le sang morne préside L'impuissance s'étire en un long bâillement.

Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau, Et, triste, j'erre après un rêve vague et beau, Par les champs où la sève immense se pavane

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