‹ PoésiesChapitre 32 sur 64 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Je me crois seule en ma monotone patrie Et tout, autour de moi, vit dans l'idolâtrie D'un miroir qui reflète en son calme dormant Hérodiade au clair regard de diamant..

O charme dernier, oui ! je le sens, je suis seule.

Madame, allez- vous donc mourir ?

Non, pauvre aïeule, Sois calme et, t'éloignant, pardonne à ce cœur dur, Mais avant, si tu veux, clos les volets, l'azur Séraphique sourit dans les vitres profondes, Et je déteste, moi, le bel azur !

Des ondes Se bercent et, là-bas, sais-tu pas un pays

Où le sinistre ciel ait les regards haïs

De Vénus qui, le soir, brûle dans le feuillage ;

J'y partirais.

Allume encore, enfantillage Dis-tu, ces flambeaux où la cire au feu léger Pleure parmi l'or vain quelque pleur étranger Et..

Maintenant ?

Adieu.

Vous mentez, ô fleur nue De mes lèvres !

J'attends une chose inconnue Ou peut-être, ignorant le mystère et vos cris,

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