‹ PoésiesChapitre 37 sur 64 · POUR DES ESSEINTES · texte numérisé non relu

POUR DES ESSEINTES

Telles, immenses, que chacune Ordinairement se para D'un lucide contour, lacune Qui des jardins la sépara.

Gloire du long désir, Idées Tout en moi s'exaltait de voir La famille des iridées Surgir à ce nouveau devoir,

Mais cette sœur sensée et tendre Ne porta son regard plus loin Que sourire et, comme à l'entendre J'occupe mon antique soin.

Oh ! sache l'Esprit de litige, A cette heure où nous nous taisons, Que de lis multiples la tige Grandissait trop pour nos raisons

Et non comme pleure la rive, Quand son jeu monotone ment A vouloir que l'ampleur arrive Parmi mon jeune étonnement

D'ouïr tout le ciel et la carte Sans fin attestés sur mes pas, Par le flot même qui s'écarte, Que ce pays n'exista pas.

L'enfant abdique son extase Et docte déjà par chemins Elle dit le mot : Anastase !

Né pour d'éternels parchemins,

Avant qu'un sépulcre ne rie Sous aucun climat, son aïeul, De porter ce nom : Pulchérie !

Caché par le trop grand glaïeul.

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