‹ PoésiesChapitre 40 sur 64 · DAME SANS TROP D ARDEUR · texte numérisé non relu

DAME SANS TROP D ARDEUR

Ne te semble-t-il pas, disons, que chaque année Dont sur ton front renaît la grâce spontanée Suffise selon quelque apparence et pour moi

Comme un éventail frais dans la chambre s'étonne A raviver du peu qu'il faut ici d'émoi Toute notre native amitié monotone.

O si chère de loin et proche et blanche, si Délicieusement toi, Mary, que je songe A quelque baume rare émané par mensonge Sur aucun bouquetier de cristal obscurci

Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici Toujours que ton sourire éblouissant prolonge La même rose avec son bel été qui plonge Dans autrefois et puis dans le futur aussi.

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