‹ PoésiesChapitre 45 sur 64 · RONDELS I I · texte numérisé non relu

RONDELS I I

Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire Cette rose ne l'interromps Qu'à verser un silence pire

Jamais de chants ne lancent prompts Le scintillement du sourire Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire

Muet muet entre les ronds Sylphe dans la pourpre d'empire Un baiser flambant se déchire Jusqu'aux pointes des ailerons Si tu veux nous nous aimerons

PETIT AIR

Quelconque une solitude Sans le cygne ni le quai Mire sa désuétude Au regard que j'abdiquai

Ici de la gloriole Haute à ne la pas toucher Dont maint ciel se bariole Avec les ors de coucher

PETIT AIR I I 5

Mais langoureusement longe Comme de blanc linge ôté Tel fugace oiseau si plonge Exultatrice à côté

Dans Tonde toi devenue Ta jubilation nue.

PETIT AIR

Indomptablement a dû Comme mon espoir s'y lance Eclater là-haut perdu Avec furie et silence,

Voix étrangère au bosquet Ou par nul écho suivie, L'oiseau qu'on n'ouït jamais Une autre fois en la vie.

PETIT AIR I I 7

Le hagard musicien, Cela dans le doute expire Si de mon sein pas du sien A jailli le sanglot pire

Déchiré va-t-il entier Rester sur quelque sentier !

PETIT AIR

(guerrier)

Ce me va hormis l'y taire Que je sente du foyer Un pantalon militaire A ma jambe rougeoyer

L'invasion je la guette Avec le vierge courroux Tous juste de la baguette Au gant blanc des tourlourous

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