‹ PoésiesChapitre 48 sur 64 · LE VIERGE, LE VIVACE ET LE BEL AUJOURD'HUI I · texte numérisé non relu

LE VIERGE, LE VIVACE ET LE BEL AUJOURD'HUI I

Tout son col secouera cette blanche agonie

Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,

Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne, Il s'immobilise au songe froid de mépris Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

Victorieusement fui le suicide beau

Tison de gloire, sang par écume, or, tempête !

O rire si là bas une pourpre s'apprête

A ne tendre royal que mon absent tombeau.

Quoi ! de tout cet éclat pas même le lambeau S'attarde, il est minuit, à l'ombre qui nous fête Excepté qu'un trésor présomptueux de tête Verse son caressé nonchaloir sans flambeau,

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