TRISTESSE EN MER
... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son long regard.
Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie aux bras ouverts Parle et sourit, sœur ou maîtresse.
Salut, yeux bleus ! bonsoir, iîots verts !
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer.
Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
54 EMAUX ET CAMEES
A U'K.E %0'BE TIOSE
j^ u E tu me plais dans cette robe v^Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen !
Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un cœur de rose-thé, Son tissu, caresse vermeille, Voltige autour de ta beauté.
De l'épiderme sur la soie Glissent des frissons argentés, Et l'étoffe à la chair renvoie Ses éclairs roses reflétés.
D'où te vient cette robe étrange Qui semble faite de ta chair, Trame vivante qui mélange Avec ta peau son rose clair ?