‹ Poésies (volume 2)Chapitre 22 sur 102 · TRISTESSE EN MER · texte numérisé non relu

TRISTESSE EN MER

... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son long regard.

Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie aux bras ouverts Parle et sourit, sœur ou maîtresse.

Salut, yeux bleus ! bonsoir, iîots verts !

Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer.

Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.

54 EMAUX ET CAMEES

A U'K.E %0'BE TIOSE

j^ u E tu me plais dans cette robe v^Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un cœur de rose-thé, Son tissu, caresse vermeille, Voltige autour de ta beauté.

De l'épiderme sur la soie Glissent des frissons argentés, Et l'étoffe à la chair renvoie Ses éclairs roses reflétés.

D'où te vient cette robe étrange Qui semble faite de ta chair, Trame vivante qui mélange Avec ta peau son rose clair ?

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