‹ Poésies (volume 3)Chapitre 100 sur 140 · L^ CH^'H.SO'K. T>E MIG'K.ON · texte numérisé non relu

L^ CH^'H.SO'K. T>E MIG'K.ON

ANGE de poésie, ô vierge blanche et blonde, Tu me veux donc quitter et courir par le monde? Toi qui, voyant passer du seuil de la maison Les nuages du soir sur le rouge horizon. Contente d'admirer leurs beaux reflets de cuivre, Ne t'es jamais surprise à les désirer suivre ; Toi, même au ciel d'été, par le jour le plus bleu, Frileuse Cendrillon, tapie au coin du feu. Quel grand désir te prend, ô ma folle hirondelle ! D'abandonner le nid et de déployer l'aile?

« Ah ! restons tous les deux près du foyer assis, Restons; je te ferai, petite, des récits. Des contes merveilleux, à tenir ton oreille Ouverte avec ton œil tout le temps de la veille. Le vent râle et se plaint comme un agonisant; Le dogue réveillé hurle au bruit du passant ; Il fait froid : c'est l'hiver ; la grêle à grand bruit fouette Les carreaux palpitants, la rauque girouette Comme un hibou criaille au bord du toit pointu. Où veux-tu donc aller?

— « O mon maître, sais-tu

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