SCÈNE IX
PAMPHILE, CAÏHERhNE.
CATHERINE
Mes boucles d'oreilles me vont à ravir. . . mais, Olivier. . où esl-ili*. . serait-il parti sans me dite adieu !. . . ( aper-
cei>ant Pamphile. ) Ah ! c'est Monsieur Pamphîle Huberr, noire voisin. . .
PAMPHILE, lui prenant le menton.
Moi-même, ma belle enfant,
CATHERINE
Vous voudriez parler à mon parrain?. .
PAMPHILÇ.
Qui ça , votre parrain ?
CATHERINE
Monsieur Sédaine.
PAMPHILE
Vous êtes la filleule de Monsieur Sédaine ?
CATHERINE
Ça vous étonne ?. .
PAMPHILE
Non pas. . . vous ôles assez jolie pour ça.. . je trouve même qu'il y a avec mon confrère Sédaine une grande ressemblance. . . dans le bas de la figure. . . liens! tiens ! vous avez là de bien belles boucles d'oreilles. . .
CATHERINE
Vous trouvez ?
PAMPHILÇ.
Je m'y connais. . . je m'en flatte. . . je suis sûr qu'elles sortent de l'atelier de mon confrère, le juif Triplolême Zacharie.
CATHERINE, riant.
Vous n'y êtes pas ...
PAMPHILE
Permettez que j'examine. . .
CATHERINE, détachant une de ses houcles d'oreilles qu'elle donne à Pamphile .
De grand cœur. . . ( ^ part. ) Oh! jy pense. , . Olivier qui est brouillé avec son bourgeois. . . si je pouvais le faire entrez chez Monsieur Pamphile !..
PA MPI! ILE , examinant la boude . i'
Le modèle en est fort agréable. . .
CATHERINE
N'csl-ce pas?. . (y/ part. ) C'est qu'Olivier serait tout près de moi. . .
PAMPHILE, h part.
Ah ! mon Dieu!. . la marque du. maîlre n'y est pas. . . Chaut ^ à Catherine . ) Ma belle enfani, de qui tenez-vous ces ))ijoux?
CATHERINE
Pli ! d'un jeune ouvrier qui est bien habile , allez. . , il
ai
est sans place pour le moment. . . et, si vous vouliez le prendre chez vous. , .
PAMPniLE, vivement, tirant un calepin de sa poche. Cerlainement. . . certainement. . . Il demeure ?. .
CATHERINE
Dans la même rue, au n° i5.
VKMVlULE, prenant des notes. Et îl se nomme?
CATIIERraE .
Olivier Durand.
PAMPHILE, à part.
C'est bon h savoir. . . toujours des misérables en contravention. . . mais, je vais de ce pas y mettre bon ordre. . . (//«m/. ) Merci, ma belle enfant , merci!. . vous ne savez pas quel service vous avez rendu h 1 orfèvrerie. . . nous vous décernerons une timbale d'honneur. . .
CATHERINE
C'est moi qui vous remercie , Monsieur. . . (^A part. ) Olivier sera bien placé ! . . Dieu ! que je suis contente l
Air : des Fatiffites du voyage. (Tony.)
PAMPHILE
La loi doit être sévère. • .
CATHERINE
Il est fort bon ouvrier.
PAMPHILE , à part.
JVais remplir mon ministère. • .
CATHERINE, à part.
Quel bonheur pour Olivier!
Il mérite celte place ; C'est un honnête garçon. . .
PAMPHILE, à part.
Je punirai tant d'audace!
CATHERINE, Monsieur, vous êtes bien bon!
CATHERINE
Mon Olivier, je l'espère, • I Trouve enfin un protecteur ; taJ 1 £t cet appui tutélaire S l Va nous donner le bonheur.
W \ PAMPHILE
Kl 1) une loi juste et scverc "* f Je soutiendr.ii la rigueur. . . . Je rcux dans mon ministère Doplojcr de la vigueur.
Il »ort précipitamment.
SCEIVE X.
CATHERINE, reconduisant Pamphile.
Adieu, Monsieur... c'est au n°, 1 5, au sixième, au dessus de l'entresol. . . Voilà un brave homme. . , Ah !. . mon parrain ...
SCÈlVE XI.