‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 16 sur 202 · LA PROPICE RENCONTRE · texte numérisé non relu

LA PROPICE RENCONTRE

Voîcî Taube propice et le divin matin Sourire à TËsseulé de la forêt mauvaise, L'âpre et longue rumeur des nuits lourdes s'apaise, Le chant clair du soleil s'éveille au ciel lointain.

Au frais parfum nouveau de la sauge et du thynî Son âme s'éblouit et la brise qui baise La mer céruléenne au pied de la falaise A refleuri d'espoir l'orgueil de son destin.

Il sent renaître en lui la gloire de la Joie Et l'ardeur de son rêve héroïque flamboie Telle la fête en feu de ce matin vermeil,

Et bientôt ses yeux voient à l'horizon, très calmes. Au pas de leurs chevaux, et lui tendant leurs palmes, Les Rois qu'il a crus morts marcher dans le soleil.

{Nuits d'Epip/ianie»,)

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