‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 4 sur 202 · LA LETTRE · texte numérisé non relu

LA LETTRE

fe t'écris et la lampe écoute.

L'horloge attend à petits coups ; Je vais fermer les yeux sans doute Et je vais m'endormir de nous...

La lampe est douce et j'ai la fièvre; On n'entend que ta voix, ta voix...

J'ai ton nom qui rit sur ma lèvre Et ta caresse est dans mes doigts.

J'ai de la douceur de naguère ; Ton pauvre cœur sanglote en moi ; Et mi-rêvant, je ne sais guère Si c'est moi qui t'écris, ou toi

{Plenreitees .)

Doucement.

{Pleureuses.)

Page 1