CHANTONNE LENTEMENT
Chantonne lentement et très bas... mon cœur pleure... Tristement, doucement, plaque l'accord mineur ; [1 fait froi^, il pâlit quelque chose dans l'heure,.. Un vague très blafard étreint l'âpre sonneur. A.rrète-toi... c'est bien... mais ta voix est si basse ?... Trouves-tu pas qu'il sourd comme un épais sanglot ? Chantonne lentement, dans les notes il passe, S^rillante, l'âcreté d'un malheur inéclos.
Rncorel la chanson s'alanguit... mon cœur pleure; Des noirs accumules estompent les flambeaux.
Je parfum trop puissant et douloureux qu'il meure. Llhant si lourd à lalcôvc ainsi qu'en un tombeau. D'où donc ce frisselis d'émoi qui me pénètre,
GUSTAVE KAQxV
D'où très raesurément, ce rythme mou d'andante? Il circule là-bas, aux blancheurs des fenêtres, De boudeuses moiteurs, des ailes succédantes.
Assez ! laisse expirer la chanson . . . mon cœur pieu Un bistre rampe autour des clartés. Solennel, Le silence est monté lentement, il apeuré Les bruits familiers du vague perennel .
Abandonne. . . que sons et que parfums se taisent I Rythme mélancolique et poignant I... Oh! douleur, Tout est sourd, et grisâtre et s'en va ! — Parenthèse Ouvres-tu Tinfini d'un éternel malheur ?
'{Les Palais Nomades,)