COMPLAINTE DU ROI DE THULÉ
Il était un roi de Thulé,
Immaculé, Qui, loin des jupes et des choses, Pleurait sur la métem psychose
Des lys en roses,
Et quel palais !
Ses fleurs dormant, il s'en allait.
Traînant des clés, Broder aux seuls yeux des étoiles.
Sur une tour, un certain Voile
De vive toile.
Aux nuits de lait!
Quand le voile fut bien ourlé.
Loin de Thulé, Il rama fort sur les mers grises, Vers le soleil qui s'agonise
Féerique Eglise!
II ululait :
ïiô PoèTES d'aujourd'hui
Loin des saluts et des arg^ents, Loin de nos phraséologies !
Encore un de mes pierrots morts ; Mort d'un chronique orphelinisme; C'était un cœur plein de dandysme Lunaire, en un drôle de corps.
Les dieux s*en vont ; plus que des hures;
Ah ! ça devient tous les jours pis ;
J'ai fait mon temps, je déguerpis
Vers l'Inclusive Sinécure.
(Poésies complètes : L* Imitation de Notre-Dame-la^Lune,]