‹ Poètes de siècle de Louis XIVChapitre 62 sur 80 · NICOLE · texte numérisé non relu

NICOLE

Et surtout ce grand escogriffe de maître d'armes, qui remplit de poudre tout mon ménage.

M. JOURDAIN

Ouais! ce maître d'armes vous tient au cœur! Je te veux faire voir ton impertinence tout à l'heure. {Après avoir fait apporter des fleurets, et en avoir donné un à Nicole.) Tiens, raison démonstrative, la ligne du corps. Quand on pousse en quarte, on n'a qu'à faire cela, et, quand on pousse en tierce, on n'a qu'à faire cela. Voilà le moyen de n'être jamais tué ; et cela n'est-il pas beau, d'être assuré de son fait quand on se bat contre quelqu'un (1)?

Un moment après, nous le voyons prêter de grosses sommes à Dorante, parce qu'il est « une personne de qualité (2). » En même temps, cet homme, qui n'est point un liberiin, croit qu'il est de bon ton de faire la cour à une marquise, de lui offrir des fêtes, de lui envoyer des diamants. Enfin, il veut un gentilhomme pour gendre, et il n'hésite pas à sacrifier à sa vanité le bonheur de sa fille :

M. JOURDAIN

Avant de vous rendre réponse, monsieur, je vous prie de me dire si vous êtes gentilhomme.

C 0 Acte lu, scène 111. (2) Acte 111, seines IV et V.

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