‹ Poètes du siècle de Louis XIVChapitre 59 sur 93 · ALCESTE · texte numérisé non relu

ALCESTE

Non, morbleu! c'est à vous; et vos ris complaisants Tirent de son esprit tous ces traits médisants. Son humeur satirique est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie ; Et son cœur à railler trouverait moins d'appas, S'il avait observé qu'on ne l'applaudit pas.

<i) Acte I, scène I. (3) Acte V, scène I. (s) i Corinttiiens, XIIl, f .

C'est ainsi qu'aux flatteurs on doit partout se prendre Des Tices où l'on voit les humains se répaudre (1 ).

Enfin, lorsque le tribunal des maréchaux veut arranger <f d'Oronte et de lui la ridicule aflaire, d Alcesle dil, ce me semble, fort sensément ;

Quel accommodement veut-on faire entre nous?

La voix de ces messieurs me condamnera-t-elle

A trouver bons les vers qui font notre querelle (3) P

Mais quand il ajoute presque aussitôt :

Hors qu'un commandemeni exprès du roi ne vienne- De trouver bons les vers dont on se met en peine. Je soutiendrai toujours, morbleu 1 qu'ils sont mauvais, £t qu'un bomme est pendable après les avoir faits (3),

ce n'est plus le bon sens qui parle, mais l'orgueil; et, par une contradiction singulière, cette intraitable franchise est prête à fléchir devant « un commandea ment du roi. » Mais je ne veux attribuer à ce trait qu'une valeur historique; je le laisse à la charge de l'auteur; le fétichisme royaliste était si bien enté sur tous les esprits, même sur le génie vigoureux de Molière, qu'il aura involontairement indiqué la volonté du souverain comme la dernière et falale limite de la liberté de penser. Tel était l'abrutissement de ce beau siècle.

En résumé, Molière nous montre dans Alceste un homme qui tire la moitié de sa vertu de son orgueil, ce qui n'est pas uu moyen de faire aimer la vertu. On pourrait passer en revue toutes les situations du Misanthrope, et faire voir que, dans chacune, Alceste

Moukas. tôt

aurait évité le ridicule et le chagrin, si sa vertu avait été chrétienne. La vérité que le chrétien recueille du Misanthropey c'est qu'il n'appartient qu'à la haute vertu d'être indulgente, ou, pour parler avec saint Jacques, qu'il n'appartient qu'à la sagesse « qui est « premièrement pure » d'être ensuite a paisible, trai- « table et point difficultueuse. » L'autre est obligée de suppléer à ce qui lui manque par la roideur ; pour ue vouloir pas être molle, elle est dure ; elle se venge d'une loi qui lui pèse en la faisant peser sur d'autres; ce sont des chaînes qu'elle ne veut pas porter seule. Pour le véritable chrétien, il n'y a lieu de mépriser personne; car il est à ses propres yeux « le premier « des pécheurs. » Pour lui, l'obéissance n'est pas pénible, car Dieu l'a convertie en amour; il ne porte pas la vertu comme un joug; il n'en souffre pas, il n'en murmure pas, il n'en est pas irrité ; ce n'est pas un esclavage qu'il veut faire partager à d'autres, mais un bonheur qu'il veut répandre autour de lui. Alceste n'en est pas encore là. Il est intéressant, cela est sûr, car il ressent

Ces baines vigoureuses Que doit donner le vice aux âmes vertueuses (4).

Le besoin de vérité et de pureté qui le travaille jusqu'à le tourmenter, le chagrin qu'il éprouve à la vue des travers du siècle et de la corruption de la nature humaine, nous signalent en lui un des plus nobles exemplaires de cette nature déchue ; mais par cela même, il nous fait mieux voir quel intervalle sépare

(0 Acte I, scène I.

432 KOLliRB.

la plus haute vertu de main d'homme de Fenseinble ce des dispositions que produit rËvangile de paix. »

Molière a-t-il pensé à tout cela ? Les spectateurs du Misanthrope pensent-ils à tout cela? Non pas distinctement. Mais nous avons vu combien il est difficile de supposer à Molière aucun autre dessein, ce qui me fait croire qu'il ne s'était pas bien rendu compte de son but, mais qu'un jour, ainsi qu'il arrive aux poètes, tout le personnage apparut à ses yeux, avec l'ensemble des éléments qui en constituent l'individualité; car telle est la manière du poëte; c'est une synthèse rapide, instantanée, une vraie apparition; et sans cela, ni ses conceptions ne seraient compactes, ni ses caractères ne vivraient. Or, ce que Molière a conçu sous le nom d'Alceste, c'est bien ce que nous avons expliqué plus haut; et la leçon qui en ressort, à l'insu du poëte, est bien celle que nous en avons tirée; en sorte qu'il est arrivé ce qui n'est pas rare chez les poètes, c'est que ce qu'il y a de plus précieux dans leurs conceptions est ce dont ils ont eu le moins conscience; et encore, qu'il a enseigné ce qu'il ne voulait pas enseigner, qu'il a enseigné en peignant. Chose admirable ! il y a souvent dans tel poëte deux hommes, l'un qui moralise directement, et va, tant qu'il peut, à l'établissement d'une morale mondaine; l'autre qui décrit, et qui pousse vers la morale chrétienne. Cette morale a ainsi des amis parmi ses ennemis, et elle les défie de prouver aussi bien leur doctrine qu'ils démontrent et consolident la sienne.

Convenons-en cependant : toute juste, élevée, ad-

houIrb. 4S3

mirable que soit la leçon tirée du Misanthrope par un lecteur chrétien, cette pièce, pour le commun des auditeurs, pourrait exciter, jusqu'à un certain point, l'impression que Fénelon et Rousseau ont signalée. Il reste certain, après tout, que la seule fois que Molière a mis en scène un personnage vertueux , il Ta affublé de ridicule. Il est certain aussi, qu'à ce point de vue, Philinte, le flatteur, qui recueille la dépouille d'Alceste, semble présenté comme l'idéal du sage. On connaît le Philinte de Fabre d'Églantine, œuvre de la fin du siècle dernier, inspirée par ces lignes de Rousseau : « Au risque de faire rire aussi le « lecteur à mes dépens , j'ose accuser cet auteur « (Molière) d'avoir manqué de très grandes oonve- « nances , une très grande vérité , et peut-être de « nouvelles beautés de situation; c'était de faire uh « tel changement à son plan que Philinte entrât « comme acteur nécessaire dans le nœud de sa pièce, « en sorte qu'on pût mettre les actions de Philihte « et d^Alceste dans une apparente opposition avec ic leurs principes, et dans une conformité parfaite « avec leurs caractères. Je veux dire qu'il fallait que « le misanthrope fût toujours furieux contre les vices « publics, et toujours tranquille sur les méchancetés € personnelles dont il était la victime. Au contraire, « le philosophe Philinte devait voir tous les désor- « dres de la société avec un flegme stoïque, et se « mettre en fureur au moindre mal qui s'adressait « directement à lui (4). » Quoique le portrait de Té-

(1) J.-J. RoDSSBim. Lettre à M, d'Jlemhert sur son article Genève, etc.

iSi MOuàRB.

goïste achevé, dessiné par Fabre d'ÉglaDiine, prétende à tort reproduire le Philinte de Molière, cette méprise d'un homme de talent n'est cependant pas sans quelque signification.

Envisagé purement sous le rapport de l'art, le Misanthrope est sans contredit l'un des chefs-d'œuvre de Molière. D'autres pièces sont, il est vrai, plus pleines, plus entraînantes, plus vives dans leur marche; le Misanthrope est rempli de scènes charmantes, où tout est lié, mais qui ne se lient pas assez à l'ensemble de la pièce , et qui ne font pas faire un pas vers le dénoûment. Pour reconnaître et sentir ce défaut, il faut avoir en quelque sorte usé le plaisir que nous donnent tant de beautés nobles et délicates; longtemps la jouissance demeure trop complète pour laisser place à la critique. Et d'ailleurs, à part ce manque de liaison, tout est parfait dans le Misanthrope Quelle vigueur dans le caractère principal! Quelles vives et heureuses oppositions! Quel brillant surtout dans le rôle de Célimène ! Que tout cela est bien la véritable nature humaine, sous les traits et le langage de la société la plus choisie ! Et quelle précision, quelle énergie, quelle vivacité de style! Comme, dans un sujet qui pouvait paraître moins gai que sérieux, le rire est sans cesse appelé sur les lèvres ! Comme, ailleurs, dans la scène entre Alceste et Célimène, la passion se peint à la manière de Racine ! Enfin, comme un dénoûment naturel, instructif et frappant, couronne toutes ces beautés !

Mouànx. 4%

XL — Tartufe. (1667.)

Tartufe est , à proprement parler, le chef-d*œuvre de Molière. Est-ce à dire que la portée philosophique de cette pièce soit supérieure à celle du Misanthrope? Nous en apprend -elle plus sur le fond de rhomme et même sur la société ? Évidemment non. Mais toute la question n'est pas là. L'examen de cette œuvre nous le montrera.

L'apparition du Tartufe eut lieu justement à l'époque brillante et glorieuse du règne de Louis XIV. Succès militaires, grandes constructions, divertisse-* ments magnifiques, galanteries royales, tout concourait à Téclat de cette période, où la cour était mon daine essentiellement, et la religion pas précisément à la mode. Mais la religion, ou, si Ton veut, l'Eglise était puissante, honorée, accréditée; tout ce qui lui appartenait se voyait l'objet d'une grande considération ; s'attacher à elle était un moyen de fortune, et l'on en usait sans scrupule.

D'autre part, on rencontrait des hommes vraiment religieux dont la vie faisait respecter la foi, et augmentait le lustre de la religion. Quant au roi, il n'était pas alors dévot comme il le devint plus tard; mais il avait des scrupules, et même de la superstition. L'homme vraiment pieux, disons-le en passant, n'est pas ce qu'on appelle dévot; il a d'autant moins de penchant à la superstition que sa piété est de meilleur aloi. On ne saurait dire que Louis XIY fût

496 HOLiàni.

vraiment pieux ; mais lui et sa cour se partageaient entre le scrupule et la mondanité. Cela explique les difficultés que le Tartufe rencontra d'abord, et cela fait en même temps honneur au bon sens du monarque, dont la royale approbation s'étendit sur lui. L'auteur avait d'avance compté sur les gens de cour; il en eut pour lui sans doute un certain nombre; mais il eut contre lui un parti puissant, des dignitaires haut placés, le clergé même, dont un des membres avait, dit -on, servi de modèle au principal personnage. Averti des obstacles qu'il allait rencontrer, Molière eut besoin de courage pour mettre en œuvre sa conception. Il eut celui de l'honnête homme, et il eut aussi celui du poëte. Artiste avant tout, il ne put se refuser à ce que, pour un talent ordinaire, on appellerait la démangeaison de rendre sa pensée, mais à ce qu'ici nous devons nommer les sollicitations de son génie. Il mit au jour son cheW œuvre et celui de la scène comique.

Vous vous le rappelez, Messieurs, nous disions, il y a peu de jours, que la comédie admet la ressource de l'intérêt, mais qu'en général l'habitude de Molière était de n'en pas user. Ici, tout au contraire, il fait abonder un intérêt de sympathie qui va jusqu'au pathétique, au tragique même. De tous les amants représentés par Molière , il n'en est point de plus aimables que Yalère et Mariane. Écoutez les supplications de Mariane aux genoux de son père; elles vous rappelleront quelque chose d'iphigénie devant Agamemnon :

VOLtiRB. k9t

Mon père, au nom du ciel, qui connaît ma douleur, Et par tout ce qui peut émouvoir votre cœur, Relâehez-vous un peu des droits de la naissance, El dispensez mes vœux de cette obéissance. Ne me réduisez point, par cette dure loi, Jusqu'à me plaindre au ciel de ce que je vous doi; Et cette vie, hélas I que vous m'avez donnée, Ne me la rendez pas, mon père, infortunée. Si, contre un doux espoir que j'avais pu former. Vous me défendez d'élre à ce que j'ose aimer, Au moins, par vos bontés qu'à vos genoux j'implore. Sauvez-moi du tourment d'être à ce (|ue j'abhorre; Et ne me portez point à quelque désespoir. En vous servant sur moi de tout votre pouvoir.

ORGON, se sentant attendrir.

Allons, ferme, mon cœur! point de faiblesse humaine!

MARIANB.

Vos tendresses pour lui ne me font point de peine ; Faites-les éclater, donnez-lui votre bien, Et, si ce n*est assez, joignez-y tout le mien; J'y consens de bon cœur, et je vous l'abandonne : Mais, au moins, n'allez pas jusques à ma personne; Et souffrez qu'un couvent, dans les austérités, Use les tristes jours que le ciel m*a comptés.

On rentre dans le comique à la réponse d*Orgon :

Mortifiez vos sens avec ce mariage.

Et ne me rompez pas la tête davantage (1).

A ce propos, Messieurs , remarquons la parenté du génie de Molière avec celui de Tauteur de GU Blas. A la fin de son œuvre, lorsque Le Sage nous a montré son héros tranquille, amélioré, heureux, et que nous nous laissons doucement attendrir au tableau qu'il vient de nous tracer, il tourne court, et comme Molière, nous repousse vers le comique.

(1) AetelV, seène Ul.

438 HOLIÈRB.

Est-ce d'avance et de parti pris que Molière a introduit ce vif intérêt dans le Tartufe? Nous ne le pensons pas; nous croyons que, comme chez tous les grands maîtres, ceci n*est pas le fruit d'un raisonnement, mais plutôt le résultat de la donnée générale de l'œuvre. Un sujet pareil réclamait par lui-même l'intervention de l'intérêt. Tartufe est ridicule sans doute, mais il est beaucoup plus que cela, il est redoutable, et jamais Molière n'eût traité ce caractère s'il n'en eût été lui-même effrayé. L'excès de dépravation recouvert par l'hypocrisie religieuse en fait un personnage horrible; il faut que sa présence menace l'existence d'une ou de plusieurs personnes, qui devront, par là même, être représentées de manière à inspirer de la sympathie; car, si elles n'étaient pas aimables, que nous importerait leur perte? Aussi, outre les deux amants, toute la famille attire et mérite l'intérêt : une femme aimable et sage, un fils impétueux, mais honnête et franc, un frère sensé et respectable, une position honorable. Ils étaient heureux et unis, le malheur fond chez eux dès que l'imposteur y a mis le pied ; ce sont deux ou trois générations, c'est tout un monde en proie à la perturbation ; affections, fortune, honneur, ils sont atteints de tous les côtés. Ici nous ne saurions trop admirer l'art merveilleux avec lequel est rendu propre à la scène comique un sujet qui paraissait trop hideux pour elle. Comme, dans la tragédie, l'horreur s'adoucit et se purifie par la pitié, de même, dans la comédie, l'horreur est tempérée par le ridicule. Mais ce ridi-

■OLikas. k39

cule ne doit point être le plaisant ou le facétieux qui peut se rencontrer dans les autres personnages ; il doit être produit par le développement même du caractère vicieux. Ridiculisez donc le personnage qui fait horreur, et vous aurez résolu le problème. Mais que de génie pour en venir à bout ! C'est ce mérite que fait ressortir Ducis, dans son épitre à Legouvé :

Que ne peut le génie ! Il sait, par son prestige,

Changer l'horreur en charme, et l'obstacle en prodige.

L'obstacle est Tennemi qu'il se plaît à dompter;

Mais il est des efforts qu'il ne faut pas tenter.

QuiTeûtcru cependant, qu'un fourbe, un misérable,

Lascif, dévot, impie, humblement exécrable.

Le pauvre homme en un mot, qui, frais, pieux et doux,

Vous mène par le nez le plus crédule époux,

Veut corrompre sa femme en épousant sa fille,

S'empare, en priant Dieu, des biens d'une famUle,

Scélérat que l'enfer prit plaisir à former,

Tel enfin qu'il n'est pas de mot pour le nommer,

Pût exciter le rire, et parvînt à nous plaire?

Ce secret dans Tartufe est écrit par Molière (1 ).

Admirons, Messieurs, l'unité profonde de l'œuvre. Tout est plein du sujet; tout est puissamment compact; rien d'épisodique; point d'accessoire, même intéressant, puisqu'on ne peut donner ce nom à la charmante scène de Valère et de Mariane, qui se rattache directement à l'action. Et quelle vérité hardie dans la peinture des caractères! Celui de Tartufe surpasse tout par la profondeur de l'observation et la vérité de l'expression. Quel art de nous Je montrer dès Texposilion, par les sentiments qu'il excite chez tous les membres de la famille, tout en

(0 Œuvres de J.-F. Duciê. Paris, i»2«. Tome III, page 66.

440 MouàftB.

attendant le troisième acte pour le faire paraître! Gomme le sentiment de cette occulte et formidable influence en est rehaussé ! comme, dès qu'il entre en scène, il précipite la marche de l'action ! On sent qu'à se montrer plus tôt il se serait usé. Dans tout le cours de la pièce, pas un monologue : Tartufe est profondément discret ; il agit, et ne parle pas sans nécessité. Mais quand il parle, comment cette profonde scélératesse parvienirelle à nous faire rire? C'est que ce jargon mystique, dont il s'est fait un vêtement, est devenu pour lui une seconde nature; c'est que sa profonde défiance trouve un piège dans l'ardeur de ses vices; c'est qu'il est plaisant de voir ce trompeur de tout le monde trompé par une femme qui n'emploie l'artifice qu'à regret et à l'extrémité. Comme il se trahit par ses premières paroles et par l'indécente pudeur qu'il manifeste à l'aspect de l'ajustement de Dorine ! Et Orgon, la contre-partie de Tartufe, il est aussi parfait que Tartufe lui-même ! C'est la dupe idéalisée, et Molière aurait pu aussi justement intituler sa pièce : La Dupe. Et tous les personnages, jusqu'à la vieille Madame Femelle, aussi infatuée que son fils, et Dorine, la suivante à la langne bien affilée, sont des chefs-d'œuvre en leur genre.

Quelle vivacité dans l'action, quelle verve continue, comme tout marche sans arrêt de l'exposition au dénoûment, quelle suite de scènes animées et dramatiques, à partir de cette exposition, l'une des plus parfaites du théâtre! On a critiqué la scène capitale, celle où Orgon se cache sous la table. Au

MOLliRB. kkt

point de vue de la décence, nous n'entreprendrons pas de la justifier ; mais, théâtralement parlant, elle est admirable. Plus on considère la suite de Taction, plus on sent qu'elle est rendue inévitable par Tinfa* luation d'Orgon; il ne se désabusera qu'en voyant de ses propres yeux, et encore ne sort-il de sa ca» chette que lorsqu'il a entendu Tartufe se vanter

De ravoir mis au point de voir tout sans rien croire (4).

A mon sens cependant, la plus forte, la plus belle des situations de la pièce, ce n'est pas cette scène, mais bien celle de la dénonciation et la suivante. Ici Molière me semble parvenu au point culminant de son génie, au vrai sublime de l'art :

Page 1