P5.IX-X,XXV, XXXIV, XXXVII, CXLV
(5) NaJium, I, 2-10. Cf. G. Bickcll, Zeitschrift d. Morgenl . GeselL T. XXXIV. p. 559.
seize attributs de Bacchus : bataillon symétrique en colonne serrée, par quatre de profondeur, sur vingtquatre lignes, commandées chacune par une lettre de Talphabet (1). » Après Bacchus. vient le tour d'Apollon, dont les attributs traditionnels sont groupés de la même manière.
Les livres Sibyllins de Rome, dans leur rédaction primitive, employaient fréquemment Tacrostiche et ce procédé artificiel sert d^irgument au scepticisme de Cicéron contre le caractère inspiré de la Sibylle (2). A Texemple des livres sacrés, plusieurs fragments
poétiques d'Enniussuivaientcetacrostichenominal : Q. Ennius fecit.
Les mélodes grecs semblent avoir emprunté Thabitude (le Tacrostiche, soit à FÉcriture elle-rnéme, soit aux hymnographes syriens. Dans les cantiques de S. Ephrem, nous rencontrons tantôt l'acrostiche alphabétique régulier (:]), tantôt les lettres de rang impair (4), tantôt celles de rang pair (5), tantôt l'alphabet rétrograde à la suite de Talphabet direct (6); tantôt l'acrostiche nominal : Ephrem-, ou : le pau-
(1) De Marcellus, Introduction de son Xounos. p. XXX. Antholog. Ed. Jacobs. IX, 524 et 525.
(2) De Dirinat. II. 54. « Non esse autem illud caimen furentis, qiuim ipsum poema déclarât (est enim magis amis et diligentiae' quam incitationis et motus), tum vero ea, c^uai XApzz'.y.z dicitur' (luum dcinceps ex primis versuiim litieris aliquid connectitur ut in quibusdam Ennianis : id certe magis est attenti aiiimi q Jam fiirentis. » '
(3) 6\ EjJinvmi Si/ri Cann. Xisib, éd. G. Bickell, Lipsiœ 1860 V, VI, XI,L, LXV, LXVHI, LXIX, LXX.
(4) Ibid. I, et dans l'édition romaine d'Assémani, T. Il 608 (5j Ed. rom. II. G08. » • , .
(6) Ed. rom, UI. 473-476.
On voit que les tendances de la poésie populaire sont partout les mornes et que les poètes byzantins ne se faisaient pas scrupule de remplacer au second pied les iambes par des pyrrhiquos, plutôt que de déranger un accent ou de perdre une riche assonance. « On ne peut se passer de la rime dans les idiomes dont la prosodie est peu marquée », a dit M'"® de Staël : il en est de même dans les langues dont la prosodie légitime a disparu.
YII. — l'acrostiche intérieur.
L'acrostiche est un autre procédé de la poésie populaire et primitive. Nous trouvons chez les Hébreux, non-seulement des acrostiches alphabétiques réguliers (1) mais des acrostiches triples (2), et octuples (3). D'autres sont irréguliers ou incomplets (4). Il y a en outre des cantiques de 22 versets, tels que le cinquième chapitre des llircnes. Enfin, au début du livre de Nahum, l'étendue du cantique ne permettant i)as l'acrostiche complet, les lettres qui font défaut ont été reportées symétriquement à la suite des lettres initiales (5).
La littérature grecque ne nous olfre rien de semblable h l'époque classique. Mais un auteur de F Anthologic palatine nous présente « les quatre-vingt-
(1) Ps. CXI, CXXn ; Prov. XXXI, 10-31 ; Thr. I. 1-22 ; II. 1-22 ; IV, 1-22.
(2) Thr. III 1-66.