‹ Poètes et névrosésChapitre 46 sur 123 · Recollections of Charles Lamb · texte numérisé non relu

Recollections of Charles Lamb

2. Note sur Pope. Sans dale, mais postérieure, selon toute vraisemblancf, à 1830.

trouvera le terrain déblayé et les bénira de lui avoir épargné une besogne ingrate.

L'amitié n'entrait pour rien dans l'admiration que les poésies de Wordsworth et de Coleridge inspirèrent toujours à Quincey. L'idylle des lacs, entre hommes de génie, avait vécu ce que vivent les idylles. On s"en aperçut à la mort de Coleridge. Six semaines après ', sa vie intime était étalée au grand jour dans une série d'articles plus spirituels que charitables. On y voyait Coleridge dans son ménage, se disputant avec sa femme; Coleridge prenant un individu à gages pour l'empêcher de force d'entrer chez le marchand d'opium, et passant sur le corps de son homme; Coleridge annonçant une confér-ence, et les belles dames s'en retournant bredouille après l'avoir attendu plus d'une heure; Coleridge réussissant à se réveiller pour sa conférence, et se rendormant sur l'estrade; Coleridge se levant le soir et apparaissant en bonnet- de nuit, avec plusieurs étages de mouchoirs par-dessus son bonnet; Coleridge se mettant en traitement chez un médecin et le convertissant à l'opium ^; Coleridge ravagé, avili, comme Quincey lui-même et par la même cause; ayant comme lui le sens moral intact ' et la volonté paralysée; devenu comme lui l'écrivain des digressions et des « passages isolés * », faute de pouvoir suivre une idée; comme lui débraillé, désordonné, décousu, burlesque à la fois et tragique : av demeurant, le dernier homme du monde pour lequel

1. Coleridge est mort le 23 juillet 1834. Les articles intitulés Samuel Taylor Coleridge, par le Mangeur d'opium anf]lAis, oril commencé à paraître au mois de septembre suivant.

2. Ce dernier détail se trouve dans un article postérieur : Coleridge and opium-ealing (1845).

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