‹ Poètes normands;Chapitre 11 sur 63 · L. H. BAKAXrU · texte numérisé non relu

L. H. BAKAXrU

' Après la mon de Ilcnii IV, il employa loul son crédit pour empèclier qu'on ne fit rien (lui déplut à la cour de Ilomc. Dans les états généraux assemblés en 1614, il oublia ce qu'il devait au rang de ce monur.iue. Le tiers état, pénétré de la |ierle de ce prince, demanda avec instance la publication de la loi, (\y\' aucune puissance^ ni Ipwporcllc ni spiriliiellc, n'a droit de disposer du rotjuume et de dispcnseï les sujets de leur serment de fidélité ; Cl ([ue l'opinio/i qu'il soit loisible do tuer les rois est iuipie et délesluble. Lc cardinal Du Perron s'opposa fortement à cette loi, et s'emjtorla JMsiju'à dire qu'il serait obligé d'excommunier ceux qui s'ubstiuuient à soutenir que l'Eglise na pus le droit de déposer les rois. — Voici l'article principal proposé par le tiers état : « Pour arrêter le « cours de la pernicieuse doctrine qui s'introduit depuis quelques années contre les rois et «puissances souveraines établies de Dieu, par esprits séditieux, ([ui ne tendent qu'a les «' troubler et subvcrtir, le roi sera supplié de faire arrêter, en l'assemblée de ses étals, pour « loi fondamentale de son royaume qui soit inviolable, notoire à tous, que, comme il est « reconnu souverain de son Elal, no tenant sa couronne que de Dieu seul, il n'y a puis- « sance en terre, quelle qu'elle soit, spirituelle ou temporelle, qui ait aucun droit sur son « royaume, pour en priver les personnes sacrées de nos rois, ni dispenser ou absoudre « leurs sujcls de la fidélité et obéissance qu'ils leur doivent, pour (juclque cause ou pré- « texte que ce soit. Que l'opinion qui permet de tuer et de déposer les rois et de se \('- « volter contre eux pour quelque raison que ce soit, est impie, détestable, et contraire à «l'établissement de la nionanliie rianç:iise, qui no dépend immédiatoment que de Dieu « seul. »

16 LES ISUn.MANDS ILLI STI\KS.

NOTICE BIBLlOGnAPIlIOUE.

Ses œuvres ont été rocuellies en 3 vol. iii-fol. Piiris, 1622. La collection comprend :

]" l{('pli(lii('à 1(1 rrpo)tsr di( Snrnissime roi de la Grande- Bretagne (Jacques I).. 2" Traité d H Sacrement de l'Eucharistie, contre Dupk'ssisMornny. 3" Rêfatatiu)! de tontes les observations tirées des passages de saint Augustin^ alléguées par les hérétiques, contre le saint Sacrement de l'Eucharistie.

(Je conseille, dit Pélisson, la lecture des ouvrages du cardinal Du Perron à ceux qui \eulent savoir au vrai ce que c'est que nos controverses. On a remarqué qu'il est le premier auteur catholique qui ait éciit sur les matières de religion en langue vul^i^aire.)

i" Traité de la rhétorique française, lia été réimprimé dans le tableau de l'éloquence par le P. Charles de Saint-Paul, 1G57.

5° Oraison funèbre de Ronsard (Paris, 1586, in-8"). 6" Partir du 1"^ et du i""" licre de l'Enéide. (Trad en \crs françai.-.) 7" Deu.r Odes du \" lirre d'Horace. — \.'Epilre de Pénélope à i'hjsfe, (ra 1. d'Ovide. — Des Ugnines, etc. — L'Ombre de l'amiral de Joyeuse, poème.

8" Les Ambassades de Duperron, depuis 1590 jusqu'en 1618. Elles ont été réimprimées en 1629 et 1633 (César de Ligny, 1618).

9" l'crroniana, à la Haye, 1666. Daille en donna une édition plus correcte à Cologne, — (Uoucn) 1669, in-l:2, à laquelle il joignit Tliuana.

Diiréienls recueils renferment des poésies de Duperron; nous en cilirons les jinncq)au.\ :

I" Nouveau recueil des plus bcau.r vers de ce temps, l'aris, Toussaint du Biiiv . t vol. in 8", 16)9.

2" Le Cubinct des Muses, in- 12, Rouen, 1619.

3" Recueil des plus belles pièces des poètes français, o vol. in-18, Amsterdam, CeorgesCallet, 1092.

1" liibliothèque française, par Tabbé Goi.get.

5" Annales poétiques depuis l'oricjine de la poésie française. iO vol in 18. 6 Les poi'tes français depuis le XII" sièele jusqu'à Malherbe. Paris, Ciapelel, 6 vol. in-S", 1S24.

P.)ii^. - Tv|ici2ra|iliie I.ACItAMPK fl riiin|i., nif O^iinli'he, '2

Ϥ YVETEAUX

Ne à la Fresnaytf iCalvaAosl vers 1559. Mort en 1619.

Nicolas Vauquelin, sieur des Yveleaux, fils de Jean Vauquelin de la Fresnaye», naquit au cluileau de ce nom, près Falaise, vers

Son père, qui avait été son premier maître et lui avait tout d'abord inculqué son goût pour la poésie, l'envoya terminer ses études à Caen, joignaut au bagage de l'écolier cette noble leçon :

« Tu portes, mon cher fils, le nom assez fameux

« De ton grand bisaycul ; c'est pourquoi, si tu veux

« En suivre les vertus, tu as un exemplaire,

« Sans le chercher plus loin, pour t'apprendre à bien faire.

« De nature lu n'es robuste ni puissant « Pour des armes porter le faix rude et pesant; « Ains tu as un esprit qui tenant de Mercure « Et du chantre Apollon, des lettres aura cure...

Mais par suitout, mon fils, je te prie, étudie « D'apprendre la sagesse et de former ta vie « A l'exemple des bons; et n'apprends le savoir « Pour richesse ou profit quelque jour en avoir. « Tu seras assez riche ayant en ta jeunesse « Appris par les vertus à gagner la sagesse, « A n'èlre point méchant, à n'avoir dans le cœur « Un bourreau qui cruel le traite à la rigueur. »

1 Voir la nolicc biographique que nous avons consacrée à ce dernier,

l LES NORMANDS ILLUSTRES.

« Fautif ne te prends pas, mon fils, à l'Éternel,

« Comme s'il t'avait fait pour ôtre criminel.

« Bref, il te faut garder de sotie véhémence,

« Accuser du haut Dieu la haute providence,

« Car rien n'est fait sans cause ; ains prends en bonne part

« Et les biens et les maux, ainsi qu'il les départ.

Mais le pw'e proposait cl le sort disposa. Des Yveteaux ne fit que la moitié de ce que lui conseillait la sollicitude paternelle. Après avoir pris ses licences, il entra au barreau de Caen, dont son père était président, et lui succéda en cette charge. Il y avait à peine cinq ans qu'il rendait la justice, quand le maréchal d'Estrées, frère de la célèbre Gabriclle, charmé de sa tournure d'esprit, l'emmena à la cour, où il le fit admettre en qualité de précepteur de M. de Vendôme, son neveu. C'est pour ce jeune prince qu'il composa son poème intitulé De rinsliliUion d'un prince. Il y pose ainsi des principes de morale et de philosophie pratique, habilement, sinon consciencieusement tournés :

« .lette les yeux au ciel, c'est là que je voudrois « Prendre l'appuy des grands et l'ornement des rois.

« Donne ton cœur à Dieu, recherche son secours,

« Et sur lui seulement fonde l'heur de tes jours.

« Fuy, pour suivre ses loix, les fortunes prospères,

« Et ne t'esloigne point de la foy de les pères...

« Tu peux en tous endroits, et lorsque tu le veux,

« Invoquer l'Éternel et luy faire des vœux;

« Pour ceux qui vivent bien le monde n'est qu'un temple;

« Mais tu luy dois ta vie, au peuple ton exemple.

« Le chef peut sur la foy comme il fait sur les mœurs... »

Puis appelant sur les arts l'égide de la royale puissance

« Ramène donc ici ces bcautez dédaignées,

c( Et fay que par César les muses éloignées,

« Qui si soigneusement jusqu'ici t'ont nourry,

« Reviennent à la cour au siècle de Henry.

« Je ne veux pas pourtant que ton cœur s'en affole,

(c Instrnis-toy pour le monde, et non pas pour l'escole;

« Il faut que ton sçavoir se découvre en vivant; « Je t'aime beaucoup mieux habile que sçavant..'.

« Sans espouser les arts ni sans les ignorer,

« C'est estre assez savant que de les honorer!... »

Si l'on venait à nous demander compte du jugement que nous avons émis avant de copier ces vers, nous répondrions que Vauquelin des Yveteaux, ayant été choisi pour faire l'éducation de Louis XIII (alors dauphin), s'y prit de manière à se faire chasser de son emploi (bien qu'il se fût fait aimer de son élève, ei par ce motif peiU-étre). Les hommes raisonnables de la cour ayant décidé, d'accord avec la reine, que l'éducation d'un sujet appelé à gouverner les autres ne doit être confiée à un homme faisant elfrontément profession d'épicurisme.

Nous lisons dans les Mémoires pour servir à V Histoire de France, t. II, p. 265 : « Le roi donna à M. le dauphin, pour précepteur, un « nommé des Yveteaux, qui n'élait pas Vliomme de Platon, ains, au « contraire, des plus vicieux. Il avait toutes les parties requises en un « parfait courtisan. Sa Majesté voulut pourtant qu'il le fût, nonobstant « toutes prières et remontrances. Même la reine en fut si mal contente « qu'on dit qu'elle en pleura. Aussi, quand des Yveteaux se présenta « devant elle pour l'en remercier, elle lui dit : Si j'avais été crue, « vous n'auriez jamais été le précepteur de M. le dauphin. »

Si l'impudeur est un litre à la cour, sans doute Vauquelin dut ])ien rire avec ses amis de cette vertueuse indignation de la part d'une bonne mère, ménageant, d'une façon aussi brusquement bourgeoise, l'avenir du fils de la reine. Et ne pensez pas qu'il fut congédié de la cour par motif d'incapacité préceptorale , c'eût été là un trop mince grief, mais pour avoir chuchoté sur le maréchal d'Ancre!... A quoi tiennent les destins?

Vauquelin, mis à la porte avec une pension de 2,000 écus et deux abbayes (celle du Val et celle de la Trappe), s'arrangeait parfaitement de sa disgrâce, quand le cardinal de Richelieu le força à se démettre de ses deux bénéfices, pour cause d'immoralité... Uichelieu juge en fait d'immoralité!... Nous ne pardonnerons jamais à des Yveteaux d'avoir oublié qu'il faut toujours se signer devant le diable. Du

reslc, il s'exéciila nolilemcnl, et, après avoir donné sa douldo démission, il se relira dans un liôlel qu'il possédait alors, rue du Faubourg- Saiiit-Germain, laissant à Richelieu le soin d'être l'alibé le plus vertueux de son siècle.

Puisant ses inspirations au sein de la retraite, Vauquelin se mit à oublier les grandeurs, et n'en devint que plus poéli(|ne. Nous ne connaissons rien de plus beau, en fait de fleurs, que ces strophes jetées sur la tombe de deux enfants.

« Beaux rayons plus clairs que durables,

« Si vos lumières désirables

« Ont eu leur fin en commençant,

« C'est le destin des belles choses :

« Un matin est l'âge des roses,

« Et les lys meurent en naissant.

« Beaux feux, en voyant votre cendre,

« Ce que je puis, c'est de reprendre

« La rigueur injuste du sort,

« Qui n'a permis à mon envie

« Que je fisse pour votre vie

« Ce que je fais pour votre mort.

« LasI vous deviez naître moins belles, « Ou vous deviez naître immortelles :

« Car tant plus qu'un bien est plaisant « Et qu'il donne plus d'espérance, « Quand on en perd la jouissance, « Le regret en est plus cuisant!... »

Des Yveteaux semble bientôt se fatiguer de la poésie , mais soyez sur qu'il ne fait que semblant; car, à rencontre de tous les hydropbobes, plus un poète est enragé, plus il veut boire aux eaux d'Hippoci'ène. Il n'est pas si facile qu'on croit de désenfourcher Pégase, (pu'l(|ue mauvais cavalier qu'on puisse être. Vauquelin se trahit luimènu^ d.ins son fameux sonnet où il désire avoir peu de parents, moins de Irain que de rente, une honnête volupté en tout temps, des désirs

contentés, et, par-dessus tout cela, une bonne santé. lia beau faire, le poëte, sous le manteau de l'épicurien, montre le bout de l'oreille. Il dit qu'il renonce aux vers ; est-ce par raison? non pas, s'il vous plaît, mais par morgue. — Il est donc toujours poëte. Je n'aime plus, dit-il...

« Je n'aime plus les vers, et tonte ma colère « Est de voir tant d'esprits qui se mêlent d'en faire, « Nous brouiller du papier que pour livres on vend, « Pour servir de risée, ou de jouet au vent. »

Mais l'orgueil , loin d'exclure le sentiment, ne fait, chez des Yveteaux, que rendre ses inspirations plus chastement brillantes. Il s'indigne contre l'invasion des prosateurs sur le champ des facoris des muses. Il voudrait, dans sa généreuse colère, qu'on coupât la langue aux orateurs qui, dit-il, pouvant se passer des neuf vierges d'Apollon, ne comptent plus pour rien les aspérités du double sommet. Hélas! pauvre et sainte poésie, ton règne n'est plus de ce monde ! Il nous faut te regarder, avec des Yveteaux,

« Comme une fleur secrète, une odorante rose,

« Qui seule en sûreté sur l'épine repose,

« Dans un jardin bien clos ou dans quelque verger

M Qui n'est vu du troupeau ni connu du berger.

« Le soleil en fait cas, et, rayonnant sur elle,

« Accroît de ses présents la beauté naturelle ;

« L'aube, sur l'Orient déployant ses babils,

« Sur elle de son sein fait tomber des rubis;

0 Cette fleur en passant est de tous désirée;

« La vierge en veut soudain voir sa tête parée ;

« Le rosier la cachant promet de ne faillir

« A repousser la main qui la viendra cueillir...

« Mais si par les troupeaux sa couleur est fanée,

« Et par l'œil des bergers sa beauté profanée,

« Ses feuilles sans odeur tombent sous l'églantier. »

Ne croirait-on pas entendre le soulier ferré d'un rustre broyant à grand bruit les cailloux du vallon, efforçant à fuir tout effarée quelque troupe timide de mésanges bleues ou de tendres fauvettes, quand le poëte ajoute, en parlant des muses :

« Ces pudiques beautés, à la fin trop fâchées

« De voir de gens de peu leurs faveurs recherchées,

« Leurs saints ruisseaux troublés, et par impunité

« Tout le monde allenler à leur virginité,

« Laissent le temple ouvert, et toutes en colère

« S'en retournent s'asseoir aux côtés de leur père. »

Tous CCS vers soiil ailniiral)lcs sans doute, mais les trois plus belles odes d'Horace n'auraient pas rapporté à son auteur la moitié d'un plaidoyer de Cicéron, le quart d'une harangue de Démosthène. C'est 'peut-être à cette conviction, venue à l'esprit de des Yveteaux, comme elle vient de surgir dans le notre, que nous devons les délirantes excentricités de ce poëte. Don Quichotte rêvait les doux passe-temps de la bergerie assise, après les rudes combats de la chevalerie errante. Vauquelin, plus heureux que le héros de la Manche, trouva à sa porte une Dulcinée dont les charmes, passés depuis longtemps en force de chose jugée, ne permettaient de rompre aucune lance en son honneur. C'était une joueuse de violon et de harpe dans les cabarets. Il la ramassa et lui donna une place à son foyer!... Laissons maintenant parler l'auteur des Mélanges d'histoire et de littérature'.

« Comme il s'imaginait que la vie champêtre est la plus heureuse de « toutes les vies et qu'il voulait être heureux, il s'habillait en berger, « et, prenant l'air iV un pastor fido avec sa dame, la houlette à la main, « la panetière au cùlé, le chapeau de paille doublé de satin couleur « de rose sur la tête, il conduisait paisiblement, le long des allées de « son jardin, ses troupeaux imaginaires, leur disait des chansonnettes, « et les gardait du loup. Quand la demoiselle Dupuis jouait de la harpe, « des rossignols, dressés à cela, sortaient de leur volière et venaient « se pâmer sur l'instrument, «

« Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable. « Le vraisemblable aussi peut bien n'être pas vrai. »

El nous n'opposons ce vers au premier qu'après avoir trouvé dans Daniel Iluet ces lignes modifiantes : « J'ai su de personnes de grand

1 Ces mélanges parurent sous le nom de f^igneul-MaiTille. — Édition de 1725, t. I,

p. 177 et suiv.)

« mérite cl de grande qiialilé, qui ont connu parliculièrenicnl des « Yvelcaux, que la plupart de ces gentillesses sont supposées ; que « comme il était d'un lempéramenl fort délicat et qu'il clicrcliait « avec trop de soin les commodités de la vie, il portait dans les clia- « leurs de l'été un chapeau de paille couvert de satin noir, pour la « légèreté, et des souliers de même étoffe ; ce qui alors n'était pas « hors d'usage. »

Les désordres de la Fronde forcèrent des Yveteaux à quitter l'hôtel qu'il hahitait à Paris. Il s'en alla chercher un asile plus sûr pour sa vieillesse dans sa propriété de Brianval, près de Germiny, où il mourut le 9 mars 1G40, Agé de près de quatre-vingt-dix ans.

Des Iveteaux fut épicurien, mais tempéré; ses ennemis littéraires l'ont voulu faire passer pour un homme de mœurs honteusement déréglées, et n'ont en cela commis qu'un mensonge aussi odieux qu'inutile à leurs projets. Ses ennemis religieux lui reprochent surtout, voyez le grand crime ! de s'être fait jouer une sarahande à son lit de mort. Voulait-il par là insulter à celui qui reprenait son âme? Non. Il aimait la musique, voilà tout, et l'amour de la musique implique les plus fortes connue les plus aimahles vertus. Il est mauvais, du reste, d'interpréter les caprices d'un mourant; cela n'appartient qu'à un éncrgumène en honne santé. La mort a d'étranges désirs'.

Si nous avions, nous, à juger des Yveteaux autrement que comme poêle, nous n'hésiterions pas à dire, ave<- toute la conscience d'une longue et sérieuse compulsion, (pie s'il aima un peu Iroi) les douceurs de la vie, au moins il ne fut jamais égoïste, sachant rendre la vie plus douce à ses amis, moins amère aux pauvres qui l'entouraient. Son critique le plus acharné, Vigneul Mairille, est forcé de convenir que des Yveleaux, pour réparer le scandale d\in sonnet licencieux, en fit un autre plein de sentiments véritablement chrétiens, et partant d'un cœur humilié et contrit... Ce sévère hiographe place ainsi l'éloge à côté de l'injure, sans transition possihle que la contradiction du mensonge. Mais que voulez-vous ! il y a toujours eu et il y aura toujours de ces

1 Nous tenons de bonne source qu'un respeclablc curé de Rouen appelé à donner les derniers sacrements à une vieille dame dont toule la vie avait été un modèle d'cdilication religieuse, celle-ci lui dit ; ^^ Monsieur l'iibbé, je ne recevrai l'extrëme-onclion qu'après que vous aurez clianlè avec moi : « Malb'roueh s'en va-t-en guerre!. . »

J)oiincs ùmcs qui, pour s'étourdir sur leurs propres affaires, ne trouvent d'autres moyens que de se mêler de celles des autres, sauf à se voir repoussées avec perte. On connaît la réponse de notre poêle au curé de Saint-Sulpice.

On lit sur le tombeau de Vauquelin des Yveteaux, dans le cimetière de Varède, près de Germiny, une' épilaphe due à 31. le Routhillier de Rancé, abbé cl réformateur de l'abbaye de la Trappe.

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