LES LITANIES DE LA LUNE
Dans une morne plaine, au bord des pâles eaux , Sous la pâle Phcebê dort la ville inconnue Dont les clochers hardis s'estompent dans la nue Et se mirent, en bas, parmi les noirs roseaux.
Les maîtres d'autrefois ont usé leurs ciseaux A sculpter sur les tours leur croyance ingénue,
Et la Vierge, au sommet le plus haut, soutenue Par des anges, bénit le sommeil des oiseaux.
L'albatros, le pétrel, pvince de la tempête,
Le vol des noirs corbeaux s'arrêtant sur le faîte, Des pignons découpés ont suspendu leur cri.,.
Et mon âme comme eux a déserté la grève.
Les bois, les flots mouvants pour chercher un abri, Un éternel abri dans la cité du rêve /