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IHANG TILL K. SV. VKT.-AKAD. HANDL. BAND 26. AFD. 1Y. N:0 13. 7
Ici le plus facilement on entend les différences entre les [eux espèces en comparant les figures pour cent du Haplohiton tœniatus avec les moyennes de la zébra, qui donnent kussi les indices des changements évolutionnaires avec l'âge. Cependant il faut observer que les deux individus du tœliatus sont beaucoup plus grands que ceux de la zébra, c' est-àlire que les dits changements sont beaucoup plus avancés ;hez ceux-là. Cela fait que les caractères qu'on pourrait :irer de ces figures, en beancoup de cas pourront être modifiés. P. e. la grandeur relative de la tête et de la plupart ie ses parties, plus petite chez le tœniatus, a fourni chez les auteurs un caractère, qui est aussi bien exprimé dans notre tableau ici; mais cela n'empêche pas qu'on trouvera peutêtre des cas intermédiaires ou d'autres où le caractère s'évanouisse par l'entre-croisement des figures. Ainsi, à juger d'après les figures données par M r Jenyns (1. c, pi. 24), chez un individu de la zébra, à peu près de la même grandeur du corps que celle de nos deux tœniatus, la longueur de la tête en pour cent de la longueur du corps sans caudale équivaut 21*7, tandis que chez le petit individu 1 du tœniatus chez Jknyns ce nombre pour cent vaut 21*9, tous ces deux nombres étant intermédiaires entre les figures de notre tableau ici; mais contrairement au dit caractère, celui-ci est un peu plus grand que celui-là.
C'est la même chose pour la longueur relative de la tête postorbitaire: — selon la planche chez Jbnyns b p ;^zâ % vaut 9*8 pour le zébra mais 10*8 pour le tœniatus; b p/m % = 18 pour celle-là mais 19 # 5 pour celui-ci. Le caractère ci discuté donc ne semble pas être constant; mais il exprime toutefois la relation naturelle entre les expèces, dont l'une dans le développement est plus avancée que l'autre. C'est qui fait que le caractère ne vaut qu'en comparant des individus du même âge.
Du reste, dans notre tableau ici nous trouvous les plus évidents caractères spécifiques dans les relations suivantes:
*/ t ; s /r ; n /o ; x> v . De la plupart de ces relations on pourra dire le même que du caractère de la tête. Ainsi: pour la
1 Cet individu est à-peu-près de la même grandeur que le quatrième exemplaire du Haplochiton zébra dans notre tableau.
longueur préabdominale (entre les points d'origine resp. de la base de la nageoire pectorale et de celle de la ventrale) — 0/i-â % — ôt pour la forme de la nageoire dorsale — n /0 % — on voit, que les nombres pour cent sont plus petits chez les jeunes que chez les plus adultes et plus petits chez la zébra que chez le tœniatus. Au contraire pour la forme de la nageoire anale (x /v •/,) et de la caudale (o/;=j % et à /ô %) aussi bien que pour la longueur des pectorales proportionnellement à la longueur préabdominale (p /q %) et pour celle des ventrales proportionnellement à la longueur postabdominale- (entre les points d'origine resp. des bases des ventrales et de l'anale) — s /t % — , les nombres pour cent sont plus grandschez les jeunes que chez les plus adultes et plus grands chez, la zébra que chez le tœniatus. Ici donc la règle:
juv. > sen.; zébra > tœniatus.
Cependant il-y-a aussi des relations, où le tœniatus apparement prend la place inférieure dans le développement. C'est de cette manière que s'explique le caractère distinctif des deux espèces donné par Jenyns d'après la configuration du point de la bouche: »maxillis œqualibus» pour la zébra et »maxilla inferiore longiore» pour le tœniatus. Dans notretableau ici, ce caractère est exprimé par la relation h/k %• plus grands les nombres pour cent, plus égale la longueur des mâchoires. Le caractère ne se trouve pas constant, comme nous le voyons (les jeunes de la zébra portent le caractère des adultes du tœniatus); mais la règle est évidente: juv. < sen.; tœniatus < zébra. On trouvera le même résultat des
relations Ih/^zz, o/s=â, s/^=â, a?/s=ï, -4/£=â, s r . Mais ici un autre facteur évidemment a joué son rôle dans le développement des caractères. C'est que dans toutes ces relations nous trouvons les nombres pour cent des femelles plus petits que ceux des mâles. 1 Au contraire, dans les relations z^j^m et r /m les jeunes présentent des plus grands nombres pour cent que les plus adultes et le tœniatus des plus grands que
1 Certes dans quelques cas à première vue on pourrait douter la c onstance de cette différence sexuelle. Ainsi, p. e., pour la relation Itta—a, le mâle du tœniatus a un plus petit nombre pour cent que la femelle. Mais il faut aussi considérer la grande différence de la grandeur du corps de ces deux individus. Si le mâle se serait accru autant que la femelle, selon la règle d'accroissement, il aurait prit aussi une plus grande figure relative.
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la zébra; mais là les femelles ont aussi les plus grands nombres pour cent. Dans toutes ces relations le caractère féminin donc a frappé sa marque au développement de l'espèce tœniatus, tandis que les caractères externes du sexe masculin (voyez, p. e., la relation s/ïzï). ont déterminé^ la voie de développement de la zébra.
Nous ne voulons pas étendre ultérieurement la discussion de ces relations, qui se feront facilement pour chacun, qui voudra étudier notre tableau. Le fait principal c'est que les deux espèces connues du genre, bien semblables, c. a. d. peu éloignées de son origine commune; vivantes dans les mêmes localités, se sont différenciées dans diverses directions, qui sont déterminées, en premier lieu, par la force d'évolution et par l'influence des différences sexuelles.
Les caractères de la couleur sont donnés par nos figures dans la planche I, qui indiquent la configuration et la distribution des marques de la coloration. Je veux seulement noter, que la couleur de fond chez la zébra est olivâtre, plus sombre dans le dos. graduellement plus pâle *n bas. La tête est enduite d'une couleur de plomb, avec la tâche de l'opercule d'un bleu-noir. Chez le tœniatus, d'une couleur encore / plus pâle, la bande argentée du milieu des côtés se répand en bas jusqu au ventre.
Comme les poissons de ce genre manquent des écailles, la ligne latérale aussi est très-peu marquée, mais dans le milieu des côtés de la partie caudale du corps on remarque le tube sensitif avec des pores petits et épars.
M r Nordenskiold a trouvé le tœniatus dans le lac Toro (Lago Toro) et la zébra dans l'affluent de ce lac, le Rio très pasos. Cette espèce-ci semble frayer dans le mois de Mars, c a. d. dans l'automne.
Fam. Galaxiidse.
Dans aucune autre part de l'ichthyologie la connaissance de la variabilité des individus pendant l'accroissement (la variabilité auxologique) n'est plus nécessaire qu'ici pour la distinction des espèces ou pour une sûre opinion sur leur relation l'une à l'autre. Voici le fait que dans le genre Galaxias les différences auxologiques sont si grandes qu'on
reconnaîtrait à peine une espèce dans les divers stades. Des •contrées, dont la fanne nous occupe-t-ici, Jenyns déjà décrit deux espèces de ce genre, en ajoutant la description d'un fretin, provenant de la Nouvelle-Zélande, qui depuis, par M r Gûnther, a été identifié avec une espèce américaine, qui vivrait aussi bien en Péru qu'aux îles Malouines, mais qui serait distincte des espèces patagoniennes décrites par Jenyns. Nous aurions donc à distinguer au moins trois espèces de l'Amérique du Sud; mais la détermination des fretins est «encore une chose très difficile, et la distinction d'après eux, aussi bien que l'identification des espèces d'après un tel matériel, n'est pas infaillible. La description d'un alevin, tel que le Mesites {Galaxias) gracillimus de Canestrini, n'a jusqu'ici permis de déterminer l'espèce. Maintenant, après l'étude des collections patagoniennes de M r E. Nordenskiold, j'espère qu'il soit possible de voir les lois auxologiques. Dans ces collections nous trouvons deux alevins, un fretin et vingt individus plus ou moins adultes du genre Galaxias. De tous oes exemplaires je ne peux faire que deux expèces, ou peutêtre deux espèces avec une forme distincte intermédiaire. Nous le verrons.
Regardons d'abord les individus plus on moins adultes, dont le corps (avec la caudale) est plus long que -60 millimètres. Dans les tableaux suivants nous désignons les différentes parties du corps comme çi-dessus, seulement qu'il faut observer ici que nous avons fait deux mesures aux yeux et à l'espace interorbitaire, l'une (c et g) prise avec le repli cutané paupière, l'autre \(c) et (g)} prise en dedans de celui-là. Aussi, A m est la hauteur du corps à travers de l'origine de la base de la nageoire dorsale, et lt m est la largeur (épaisseur) du corps au même endroit. Comme la dorsale adipeuse n'existe pas ici, les figures y et y x sont mesurées dès la fin de la base de la dorsale rayonnée. D'abord j'ai reparti la collection d'après les localités, et je vais comparer les figures moyennes des exemplaires des trois localités, dont j'ai eu au moins trois exemplaires pris ensemble:
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