B1HANG TILL K. SV. VET.-AKAD. HANDL. BAND 26. AFD. IV. N
Alevins.
Fretins.
Moyennes des Fretins.
Fit
Localité
a, en millimètres
Ultima Esperanza.
Rio Serrano.
Rio
Azo-
pardo.
Laguna
Sarmiento.
Rio
Azo-
pardo.
b Pl b% . .
OU
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Ici il faut d'abord faire la distinction entre les caractères des différents stades de développement et ceux des distinctes espèces. Et vraiment il est facile à voir que les fretins sont plus distincts des alevins que ne sont les deux espèces dans leurs stades adultes l'une de l'autre. C'est ce
1 Pas encore divisés, mais plats.
qui se voit surtout dans les relations de la longueur de la tête (6) et de ses parties (&,; & 2 ; 6 P ; c; e x \ A; lt b ) mais aussi de celle des nageoires (p; s; S) et dans la forme du corps
(a; A] A m ). Mais ces différences auxologiques pour la plupart des relations, en augmentant (p. e. b /m %) ou en diminuant (p. e. v !b %), vont dans la même direction que les changements d'après l'âge chez les individus plus adultes, en indiquant par cela la voie de développement de tout le genre.
Par ces considérations il se fait aussi bien nécessaire de se garder contre l'usage des caractères auxologiques pour des caractères spécifiques. C'est ce qu'on a fait beaucoup de fois en distinguant les espèces de ce genre principalement d'après la longueur relative de la tête ou d'après la hauteur du corps ou la grandeur des yeux, des relations qui sont si variables, qu'il faut toujours comparer des exemplaires de la même taille pour en faire des conclusions. En ce qui concerne la forme extérieure du corps, le seul caractère distinctif des espèces qui se trouve ici constant par tous les âges — à juger d'après notre matériel et d'après nos tableaux — c'est la longueur de la mâchoire inférieure exprimée en pour cent de la distance entre le point du museau et la nageoire dorsale (k /m %). Chez l'une de nos deux espèces elle est plus petite, chez l'autre plus grande que 11. Un autre caractère dont nous avons fait mention ci-dessus, c'est le nombre des rayons divisés dans l'anale; mais il faut observer la manière de développement des rayons qui sont tous simples à sa naissance.
Guidés par ces caractères, aussi bien que par la grande différence de la plupart des figures dans notre tableau sur les alevins, différences qui vont dans la même direction que les différences spécifiques des individus adultes, nous pensons que nos deux alevins appartiennent à diverses espèces, l'un et l'autre, quoiqu'ils soient du même système d'eau.
L'étude des alevins et des fretins a donc confirmé l'opinion émise ci-dessus, qu'il n'y a que deux espèces du genre Galaxias parmi les individus apportés ici de l'Amérique du Sud. Ces espèces doivent naturellement porter les noms donnés par Jenyns: — l'une d'elles, selon lui, a la tête plus petite, c'est le Galaxias maculatus, que nous possédons de Rio Pescao et d'Ultima Esperanza; l'autre sera à nommer Galaxias alpinus dont nos exemplaires sont venus de Rio
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Azopardo, de Rio Pescao, de Rio Gallegos, des lacs alpins fermés de Sierra Toro et du système d'eau de Lago Toro. La synonymie de ces espèces serait:
1: Mesites maculatus, Jen., Yoy. Beagle, pt IV, Fish., p. 119, pi. XXII,
fig. 4; Val. {Galaxias) in C. V., Hist. Nat. Poiss., vol. 18, p. 355;
Rich. Ichthyol. Voy. Ereb., Terr., p. 75, pi. XLIII, figg. 14—17;
Gthr., Cat. Brit. Mus., Fish., vol. VI, p. 212; Vaill., Miss. Scient.
Cap Horn 1882—83, tome VI, Zool., Poiss., p. C. 18; Steind., Zool.
Jahrb., Suppl. IV, Fna ChiL, H. 2, p. 328.
Mesites gracillimus, Canestr., Arch. Zool., l'Anat., Fis., vol. III, p. 100. Galaxius attenuatus, p. p.(?) Gthr., Cat., p. 210; Vaill. (?) 1. c, p. C 19.
Obs. Contre l'identification de l'espèce australienne attenuatus avec la fuëgienne maculatus, comme je n'ai pas pu étudier celle-là moimême, je ne veux pas m'opposer directement, mais je veux faire observer qu'une telle petite tête — b d^â % = 17'4 (Klunz.) ou bien = 16*7 (Gthr.) — et une telle relation entre la longueur des ventrales et la longueur postabdominale — s/t % = 33 (Gthr.) — nous ne les avons jamais vues chez les adultes Galaxias maculatus de l'Amérique du Sud. Ce sont là des caractères des alevins. (?) Galaxias Coppingeri, Gthr., Proc. Zool. Soc, Lond., 1881, p. 21. 2: Mesites alpinus, Jen., 1. c, p. 119, pi. XXII, fig. 4; Val. {Galaxias)
1. c, p. 356: Gthr., 1. c, p. 212; Su., Bih. Vet.-Akad. Handl. Bd 24,
Afd. IV, N:o 5, p. 56, pi. V, figg. 40 et 40, A. Galaxias platei, Steind., 1. c, p. 329, tab. 20, fig. 13.
Obs. Les caractères du G. platei, donnés par Steindachner, s'accordent en tout avec ceux de Valpinus; je veux seulement faire observer que, selon lui, les ventrales de celui-là sont placées si loin en arrière, que leur distance de la base de la nageoire caudale est une demi-longueur de la tête plus petite que leur distance du bout du museau. C'est-à-dire que, selon notre manière de mesurer, la relation ri a— a % serait à peu près la même que 100 — r^â % + Va bfâ^û %. Et vraiment cela peut arriver, p. e. chez la femelle du Galaxias alpinus de Rio Pescao (pag. 16) où nouB voyons rfâ—a 5tf = 56*2 et 100 — r a— a % + Va b,a-a % = 569; mais la position des ventrales est trop variable (individuellement) pour que la règle soit exclusive. Aussi elle ne vaut pas dans les moyennes. Tout ce que nous en pouvons dire, c'est qu'en général chez le Galaxias alpinus les ventrales se sont plus rejetées que chez le G. maculatus.
Enfin il faut dire quelques mots sur la coloration de ces deux espèces. Les alevins de toutes les deux sont d'une coloration bien simple et déjà connue, uniformément fauve ou grisâtre, l'une espèce très semblable à l'autre. Chez notre alevin du maculatus (figs 5 — 8) nous voyons des séries de points pigmentaires noirs plus ou moins continues, dont l'une suit le bord dorsal dans sa partie postérieure et le long de la base de la nageoire dorsale, l'autre suit le bord ventral
et le canal alimentaire (inf), ces deux séries liées en arrière par une autre à la base de la nageoire caudale. La ligne latérale de chaque côté est aussi suivie d'une série de points, et la moelle épinière (m) aussi bien que le cerveau (fig. 8) se couvrent de pigment noir. Une bande transversale du même pigment se trouve sur la ceinture claviculaire (fig. 6). Sur le front on voit un amas pigmentaire interorbital (fig. 8), sur le museau des amas nasaux et intermaxillaires. Le bout symphysial de la mâchoire inférieure (fig. 6) est aussi pigmenté, et sur les côtés de la tête (fig. 6) se trouvent des points de pigment épars.
Chez notre alevin de Valpinus (fig. 9 — 12), quoiqu'il soit plus petit, ce pigment embryonnaire est beaucoup réduit, surtout sur la partie antérieure du corps; mais le long de la base des nageoires impaires (fig. 11) et sur leurs rayons, surtout sur ceux la caudale, aussi bien que sur la ligne latérale (/), des ponctuations un peu plus disséminées existent encore. Au lieu du pigment embryonnaire on voit des points noirs brunâtres sur toute la partie antérieure du corps, plus épais sur le dos (fig. 10 — 12). C'est la transition au stade des fretins, dout nous avons déjà donné une figure. 1
Ce stade des fretins semble durer jusqu'à ce que les poissons aient atteint une longueur totale (avec la caudale) d'environ 6 cm. (ou 5 cm., sans la caudale), après quoi ils prennent la coloration, qui est si bien reproduite dans les figures du Galaxias maculaius chez Bichardson. 2 Dans ce stade les deux espèces se ressemblent l'une à l'autre à peu près en tout de la livrée, ainsi que nous ne pouvons pas les distinguer d'après la couleur. Pour le maculatus — d'après nos collections — ce stade semble se maintenir au moins jusqu'à ce que les poissons aient atteint une longueur totale d'environ 8 V 2 cm., après quoi nous ne connaissons pas leurs changements avec l'âge.
Galaxias alpinus, dont nous avons des exemplaires d'une plus grande taille, jusqu'à une longueur totale d'environ 2 dcm., parcourt encore au moins deux nouveaux stades de coloration, l'un correspondant à la figure du G. reticulatus de Bichardson. 3 Ce stade par la confusion et la suppression des
1 Bih. Vet.-Akad. Handl. Bd 24, Afd IV, N:o 5, pi. V, fig. 40.
2 Ichth. Voy. Ereb., Terr., pi. 43, figg. 14—15.
3 L. c, pi. 42, fig. 7.
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bandes transversales dans la partie antérieure des côtes latérales du corps se transforme plus ou moins en l'apparence du Galaxias platei. mais la plupart de nos plus grands exemplaires de Valpinus (fig. 17) ont pris une livrée qui rappelle en beaucoup la Dallia pectoralis 1 de la Sibérie et du haut nord de l'Amérique. Les restes de la couleur de fond plus claire des jeunes se présentent ici (fig. 17) en forme de taches oblongues, plus ou moins vermiformément courbées, à la manière des taches dorsales d'un Salmo fontinalis. Galaxias alpinus donc, dans ses stades plus adultes, se présente dans deux variétés, qui peuvent se trouver pêle-mêle dans une même localité.
Fam. Petromyzonidse.
Dans les Poissons de la Scandinavie, 2 j'ai plaidé l'opinion que les deux espèces dépuis longtemps généralement admises, Petromyzon fluviatilis et P. Planeri, ne sont que des formes locales d'une même espèce. C'est-à-dire que dans nos contrées européennes nous n'avons que deux espèces de ce genre. Dans l'Amérique du Sud il semble en être de même, si ce n'est que les formes pacifiques, dont je n'ai pas vu d'exemplaires, se trouvent réellement distinctes des atlantiques. Sans être en état de dénouer ici cette question, je crois que les collections de M r E. Nordenskiôld aideront essentiellement à l'eclaircir. Les auteurs du système après G-ray 3 dans la famille des Lamproies se sont efforcés de trouver des types génériques d'un assez grand nombre, dont les caractères ont été pris principalement de la condition et de la disposition des dents de la ventouse et de la bouche, sans doute des caractères graves mais pas infaillibles, surtout en négligeant leur variabilité.
De l'Amérique du Sud, Gray fit connaître les deux espèces pacifiques Velasia chilensis et Caragola lapicida. En 1867 Burmbister de Buenos Ayres (Rio de la Plata) décrit le Petromyzon macrostomus, qui pour Gill, 4 en 1882, fut le
1 NordenskiÔld : Voy. Vega II, p. 59 (édit. angl.).
2 Scand. Fish., éd. angl., pp. 1191 et 1192.
3 Proc. Zool. Soc, London, 1851, p. 235; List Spec. Fish. Brit. Mus., Pt. T, p. 137.
4 Proc. IL S. Nat. Mas., vol. 5, p. 524.
type du genre Exomegas. Il ne peut y avoir aucun doute, que les lamproies apportées par M r Nordenskiôld de Rio (xallegos ne soient du même genre que celle décrite par Burmeister; la seule question y peut être de l'espèce. Mais en 1895, Berg signala deux espèces de cette famille du côté atlantique, savoir Exomegas macrostomus 1 et Geotria chilensis, 2 toutes les deux vivant dans Rio de la Plata; — sont-elles réellement distinctes? Voilà une question, à laquelle on ne pourra pas répondre sans examen des exemplaires; mais nous verrons la probabilité de l'identité de ces espèces l'une avec l'autre. 3
La collection E. Nordenskiôld ne contient qu'un seul individu adulte mais un grand nombre de larves (Ammocœtes) de la lamproie de Rio Gallegos et de ses affluents, Rio Ruben et Rio Turbio. Ces larves sont extérieurement si semblables à ceux de nos Petromyzons, qu'on ne les en distinguerait pas sans peine, ce qui semble montrer que l'origine commune des espèces ne peut pas être beaucoup éloignée, d'après mesures géologiques. La plus facile distinction se fera probablement par le nombre des myomères préanales, plus que 80 chez les Ammocœtes américains, tandis qu'ils sont moins nombreux chez nos Ammocœtes. La forme triangulaire de l'ouverture nasale (fig. 26) se distingue de l'ouverture ronde, tubiforme de l'individu adulte (fig. 20); mais cette différence se trouve souvent aussi chez nos Vetromyzon (Ammocœtes) branchialis et fluviatilis.
L'individu adulte a l'extérieur de la Geotria chez Gray^ mais sans poche goitre. Ce qui le distingue de toutes les descriptions et de toutes les figures que nous connaissons des autres Geotria, c'est un aplatissement du dos (fig. 20), limité par deux plis cutanés longitudinaux, parallèles en avant mais peu à peu convergents en arrière jusqu'à se rencontrer en avant de la première nageoire dorsale, à une distance de celle-ci V 4 plus grande que la longueur de la base de cette nageoire. Dans la tête les plis semblent se continuer en
1 Anal. Mus. Nac, Buen. Ayr., tome IV, p. 4.
2 Ibid., p. 122. Il y parle de >la lamina maxilar movible», qui serait tridentée. Comme ces mots ne peuvent pas se rapporter à la lame cartilagineuse antérieure de la ventouse — cette lame est quadridentée chez les Geotria — , il est bien possible, qu'il y parle des dents linguales d'un Exomegas.
8 C'est la même chose pour la faune de la Nouvelle-Zeelande, d'où Hutton cite les deux espèces Geotria . chilensis et Geotria anstralis. — Trans. N. Zeal. Inst., vol. V, p. 271; vol. XXII, p. 285.
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dessus des yeux et sur le haut du museau, divergents eu avant; 1 mais comme l'exemplaire a été desséché une fois, ce qui a rendu la peau pleine de rides, la continuité des dits plis, surtout sur la nuque, est difficile à constater. La coloration de cet individu, après un tel dessèchement et après le séjour dans la liqueur conservatrice, s'est naturellement perdue en grande partie, mais probablement elle a été plombée sur le dos, marron sur les côtés de la tête et sur le ventre, marbrée de blanc sur les côtés de la queue. Les deux dorsales sont d'un blanc à leur base, liserées de marron sur le bord supérieur.
La dentition de la ventouse et de la bouche (fig. 22) est très simple, probablement en tout la même que celle de la Geotria macrostoma chez Bbrg, 2 à en juger d'après la figure, qui semble être un peu généralisée. Il n'y restent que des dents suceures (à la voûte de la ventouse) et une forte dent linguale (l'antérieure linguale des lamproies), celle-ci avec trois pointes, dont pourtant la médiane est très basse mais longue, en forme de carène longitudinale remplissant le fond de l'espace intermédiaire entre les deux grandes pointes crochues (fig. 24). Les dents suceures sont arrangées radiairement, comme à l'ordinaire, 3 en séries obliques entre les verrues de la peau, et l'on voit évidemment, qu'elles ne sont que des endurcissements cornées de l'épithèle de telles verrues. Aussi la plus interne rangée de ces dents est remplacée en arrière par des verrues grandies, molles, oblongues, transversales. Celles-ci, si elles étaient pourvues de dents, représenteraient évidemment les dents latérales doubles des lamproies communes. Les dents médianes, et les antérieures (suproral) et les postérieures (infroral), n'existent pas; mais à la place de celles-là se trouve sous la peau la lame cornée, en forme de croissant, la pièce de cartilage qu'on a nommée maxillaire. 4 Au lieu des dents médianes postérieures je vois seulement un pli cutané, en forme de croissant, mou, festonné. Des dents linguales postérieures (intérieures) je ne vois pas de vestiges, mais en arrière (en dedans) des grandes dents linguales antérieures
1 Bans la figure de la Geotria macrostoma, donnée par Berg (Anal. i. Plat., Zool. I, lâm. 1) sur le haut du museau on voit peut-être un signe
de cet aplatissement ou dépression.
2 Anal. Mub. Plat., Zool. I, lâm. 1, fig. 1 a .
8 Voyez p. e. Smttt, Scand, Fish., éd. angl., p. 1184.
4 Celle-ci semble être indiquée aussi dans la figure chez Berg, 1. c.
crochues je trouve un groupe de verrues molles, peut-être des papilles de goût. Le bord externe de la ventouse porte les lames cutanées, transversales, festonnées (fig. 23), qui sont déjà décrites par les auteurs. La poche goître, comme nous l'avons déjà dit, n'est pas développée, mais on en trouve un vestige rappelant ce qu'on peut voir chez notre Petromyzon marinus, 1 sur le côté ventral du cou, derrière la ventouse buccale (fig. 22), en forme d'un espace aplati, limité latéralement par des plis cutanés longitudinaux et marqué par une couleur plus claire avec des figures irrégulières dont nôtre planche présente les traits caractéristiques.
Cette structure de la ventouse et de la bouche, comparée aux descriptions et aux figures des Geotria et des Vélasia chez les auteurs, ne nous donne aucun signe de divergence de forme mais bien de développement. C'est un plus-ou-moins du développement des cartilages et de la substance cornée du même type. Si l'on place les espèces décrites dans l'ordre suivant: Vélasia chilensis, Geotria australis, Exomegas macrostomus, et enfin notre exemplaire, on voit une série continue de développement de ce plus-ou-moins. Les termes de cette série, s'ils se trouvent constants à des différents locaux, peuvent naturellement être regardés comme des espèces distinctes ou des formes locales — c'est là une question de convenance — mais certainement ils ne méritent pas d'être des types génériques. 2 Comme nous ne possédons qu'un seul individu adulte, il ne sera pas à nous de décider la question de la constance des dits caractères; mais il nous semble le plus probable qu'ils marquent seulement des variations individuelles. Cela rendrait plus facile à comprendre qu'on a cité si fréquemment les diverses espèces d'une même rivière. Je crois donc que, sans inconvénients, nôtre lamproie de Eio Gallegos pourra être nommée provisoirement Geotria macrostoma, forma (1. var.) gallegensis.
En manquant des exemplaires des autres lamproies australes, dans le tableau suivant j'ai cherché à donner les
1 Voyez p. e. Blanchard, Poisa. d'eau douce de la France, p. 513, fig. 137; ou Smitt, Scand. Fish., éd. angl., p. 1184, fig. 352.
2 La Caragola et la Mordacia se comportent de la même manière. On pourra hésiter, s'il faut les séparer du genre Petromyzon. En tel cas, en commun avec les Geotria, elles sont caractérisées par la forme des dents linguales. Mais entre elles, elles ne diffèrent pas génériquement. Probablement elles sont d'une et même espèce, comme l'ont déjà proposé Eigenmann, C. et B. (Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XIV (1891), p. 24).
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caractères de notre Geotria en la comparant avec des larves et deux exemplaires européens de Tetromyzon. J'ai désigné les parties du corps comme suit:
a — longueur totale du corps, en millimètres,
b = longueur de la tête jusqu'à la première ouverture branchiale,
b r — longueur de la région respiratoire, depuis le bord antérieur de la première ouverture jusqu'au bord postérieur de la septième,
c = longueur du diamètre longitudinal des yeux,
e, = longueur du museau, jusqu'à l'oeil,
e n = longueur du museau, jusqu'à l'ouverture nasale,
(h) = longueur de la ventouse comprimée,
(h x ) — longueur de la ventouse ouverte,
(/) = largeur de la ventouse ouverte,
m, = distance entre le point du museau (de la ventouse) et l'origine de la première nageoire dorsale,
m 2 — distance entre le point du museau (de la ventouse) et l'origine de la seconde nageoire dorsale,
n, = longueur de la base de la première nageoire dorsale,
n 2 = longueur de la base de la seconde nageoire dorsale,
o, = hauteur de la première nageoire dorsale,
o 2 = hauteur de la seconde nageoire dorsale,
(u) — longueur préanale, depuis le bout du museau jusqu'à l'ouverture anale.
{y) = distance entre la fin çle la base de la seconde dorsale et le point de la queue,
Àb = hauteur de la tête,
Âbr — hauteur du corps à travers la septième ouverture branchiale,
Âm = hauteur du corps à travers l'origine de la première dorsale,
altb = largeur de la tête,
altm = largeur du corps au niveau de l'origine de la première dorsale.
Ici dans la plupart des cas des trois dernières colonnes, on voit une séquence continue, en grandissant ou en diminuant, depuis le fluviatilis jusqu'à la gallegensis, indiquant une même voie de développement. Néanmoins les différences entre les colonnes sont bien grandes; mais la plupart d'elles s'évanouissent lorsqu'on introduit les larves dans la comparaison. Quatre relations présentent des différences constantes pour tous les deux stades: ce sont celles, qui marquent la position des nageoires dorsales (m î/a % et m 2/a %) et de l'ouverture anale [(w)/« %] ainsi que la forme de la première dorsale ( n i/ a %)• Cette nageoire-ci chez la Geotria gallegensis est beaucoup plus courte et plus élevée que chez les Petromyzon. Comme les auteurs n'ont pas donné des mesures exactes de cette nageoire chez la plupart des espèces australes, je n'ose
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