‹ PoissonsChapitre 41 sur 43 · Myxine australis Jenyns · texte numérisé non relu

Myxine australis Jenyns

Je ne puis qu'insister ici sur la faiblesse des caractères qui distingueraient cette espèce du Myxine glutinosa Lin., point sur lequel Jenyns a déjà attiré l'attention. M. Gûnther a indiqué dans son Catalogue une particularité, qui ne serait pas sans valeur, tirée du nombre aussi bien que de la disposition des odontoïdes composant les mâchoires : on en trouverait dix ou onze dans l'espèce antarctique, les trois postérieurs à la mâchoire externe, les deux correspondants à l'interne les plus développés et soudés à leur base. Ce caractère ne se vérifie malheureusement pas sur nos exemplaires. Je ne trouve partout que deux odontoïdes soudés, et le nombre de ceux-ci varie de huit à dix à l'une et l'autre mâchoire, comme pour le Myxine glutinosa Lin.

La forme du corps, le plus ou moins d'écartement des trous branchiaux, l'élévation de la nageoire caudale, la coloration ne paraissant pas avoir une bien grande importance pour des animaux dont la contractilité est si grande, on doit regarder ce Poisson comme une simple variété de l'espèce linnéenne.

Les œufs mûrs, pris dans le corps de l'animal, mesurent i^ mm de long sur 4 mm >5 de diamètre, leurs extrémités sont hémisphériques, encore simples.

D'après une maquette faite à bord du Volage, la couleur est d'un beau violet, pâle sous le ventre.

Très commun sur tous les points et rapporté de la baie Orange, du New Year Sound, de Punta-Arenas. Certains individus mesurent au moins 6oo inm .

« Cet animal s'introduit dans les tramails et dévore les autres poissons, qui s'y trouvent pris; il s'attaque d'abord à l'abdomen et ne laisse subsister que la tête, la queue et les arêtes. »

Nom fuégien : Chkoutaouélik.

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