‹ Polichinelle (de Guignol) précédé d'une étudeChapitre 14 sur 28 · SCÈNE II POLICHINELLE, LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

SCÈNE II POLICHINELLE, LE DOCTEUR

LE DOCTEUR

Qui est-ce qui appelle si fort?

Au meurtre! au meurtre! au secours 1

LE DOCTEUR

Qu'est-ce qu'il y a donc? Dieu me

bénisse! Je ne me trompe pas, c'est mon bon ami monsieur Polichinelle.

Vous est-il arrivé quelque accident, mon pauvre ami? ou bien est-ce que par hasard, vous feriez la méridienne sur le gazon ?

Ohl docteur! docteur. J'ai été renversé! J'ai été tué.

LE DOCTEUR

Non, non, monsieur Polichinelle, non, vous n'êtes pas si malade que vous le dites, mon ami ; vous n'êtes pas tué.

Je ne suis pas tout à fait sans vie ; mais j'ai entièrement perdu la parole. Oh ! docteur ! docteur î

LE DOCTEUR

Où êtes-vous blessé ? est-ce là ?

Il lui tâte la tête.

Non, plus bas.

LE DOCTEUR

Ici?

H le taie à h poitrine.

Non; plus bas, plus bas.

6G Polichinelle

LE DOCTEUR

Ici, alors ?

// descend plus bas,

Non ; encore plus bas,

LÉ DOCTEUR

Oh ! mon Dieu 1 c'est donc votre belle jambe qui est cassée.

Non ; c'est plus haut.

Au moment où le docteur se penche sur les jambes de Polichinelle pour les examiner, celui-ci lui donne un coup de pied dans Vœil.

LE DOCTEUR

O mon œil I mon œil !

Il sort.

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