SCÈNE VI POLICHINELLE, LE BOURREAU
Polichinelle en dansant, heurte involontairement le bourreau.
POLICHINELLE, avec quelques symptômes d'alarme.
Mon cher monsieur, je vous demande un million de pardons : je suis désolé...
hV. BOURREAU
Oui, vous le serez avant que j'aie terminé avec vous. Ne me reconnaissez-vous pas ?
Ah ! monsieur, je vous reconnais parfaitement, et j'espère que vous vous portez très bien ainsi que Madame votre épouse ?
LE BOURREAU
Monsieur Polichinelle, vous êtes un très méchant homme. Pourquoi aver-vous tué le docteur ?
Pour ma défense personnelle.
LE BOURREAU
Ce n'est pas possible.
Il voulait me tuer.
LE BOURREAU
Comment ?
Avec sa damnée médecine.
LE BOURREAU
Tout cela est bel et bon ; mais vous allez me suivre en prison, et je vais vous pendre tout à l'heure.
Je veux être pendu, si je le suis.
En attendant partez d'ici. Allons, vite 1
Jl le rosse, le jette dehors, et se remet à chanter et à danser.