‹ Politique provincialeChapitre 21 sur 28 · DOMAINE FORESTIER · texte numérisé non relu

DOMAINE FORESTIER

Que puis-je penser de la bonne foi de M. Bourassa, quand il affirme que nous sacrifions notre domaine forestier ! Ignore-t-il que notre dernière vente remonte au mois de juin 1906, que nous n'avons pas vendu de " limites " cette année et que nous avons hautement déclaré notre intention de n'en plus vendre à l'avenir. Cette déclaration a été accueillie avec faveur par l'opinion publique, je le sais, mais il ne faudrait pas se hâter de conclure que notre politique, dans le passé, a été mauvaise ou imprévoyante.

Je ne connais pas, soit dans le domaine fédéral, soit dans le domaine provincial, de question publique où l'on entretienne autant d'erreurs, de préjugés, de fausses données que sur celle de l'affermage des coupes de bois.

On reconnaît le mécanisme de la loi. Le gouvernement annonce dans la " Gazette Officielle " et dans les grands journaux, qu'à une époque déterminée, il offrira en vente, aux enchères publiques, telles limites ou concessions forestières. Cette loi n'est pas d'hier : elle remonte à la Confédération. Elle est l'œuvre d'un gouvernement conservateur, elle a été appliquée par toutes les administrations conservatrices, mais sa partie la meilleure, celle qui consacre le principe de la publicité et des enchères publiques a été inscrite dans le statut sur les représentations et grâce aux efforts de l'infime minorité libérale qui siégeait à l'Assemblée législative vers 1872 ou 1873.

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