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LES ÉLECTIONS GENERALES

Les chefs conservateurs diront sans doute que cette assemblée est le commencement d'une campagne électorale : on croit facilement ce que l'on craint.

Mais voyez comme il est difficile pour un gouvernement de contenter ses adversaires.

Lorsque je suis arrivé d'Europe, à la fin de mai, les gazettes bleues de cette province demandaient des élections immédiates ; le gouvernement, parait-il, ne possédait plus la confiance publique. Au fond, on croyait que nous ne relèverions pas leur défi et on se préparait à crier : le gouvernement a peur du verdict populaire.

Quelques semaines plus tard, j'avais l'occasion de prendre la parole au Tara Hall à Québec, et j'avertissais nos amis de l'opposition que s'ils voulaient absolument des élections, le gouvernement était prêt à consulter le corps électoral.

Depuis ce jour, nos adversaires ont changé d'antienne ; ils ne veulent plus entendre parler d'élections. Nous serions donc dignes de conserver le pouvoir ! nous posséderions donc encore la confiance des électeurs de cette province !

Je ne suis pas ici, messieurs, pour vous dire quand auront lieu les prochaines élections générales. La science politique, vous le savez, n'est pas une science exacte. Si elle était comme l'astronomie, par exemple, qui permet de déterminer d'avance la marche des astres et la date des éclipses, il serait facile de prédire les changements de ministères et la date des élections ; et cela éviterait beaucoup de conjectures et d'inquiétudes. Malheureusement, il n'en est pas ainsi ; et tout ce que je puis vous dire, messieurs, c'est que notre mandat n'expire qu'à l'automne de 1909, que nous avons beaucoup de choses sur le métier, et que nous gagnerons les élections lorsque nous les ferons. Nous vaincrons, parce que nous avons été fidèles à notre programme et à nos engagements.

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