LES TAXES
M. LeBlanc, dans ses discours, et M. Chapais, dans son épître à 1"' Evénement ", disent que nous avons augmenté les taxes, -que nous écrasons tout le monde sous les impôts, en un mot que nous taxons encore plus que les gouvernements de 1892-1897.
Le compliment n'est pas flatteur. Mais j'ai une réponse péremptoire à faire à M. LeBlanc et à son lieutenant M. Chapais. Cette réponse, je la trouve dans un discours que M. Bergeron prononçait à la chambre des communes le 25 avril dernier. La voici :
*' Le gouvernement actuel de Québec parvint au pouvoir en se prononçant contre la taxe directe et en essayant de faire croire au peuple que les libéraux administreraient la province sans lui faire payer les dépenses de cette administration.
" L'on s'est bientôt aperçu que cela ne se pouvait pas, et au lieu de recourir à l'emploi légitime de l'impôt direct, comme le faisait le gouvernement précédent, on a imposé quelques légères contributions indirectes, et l'on n'a pu administrer les affaires de la province qu'en écornant son actif. " (p. 7961, Hansard).
Donc, au dire même de M. Bergeron, nous n'avons imposé que quelques légères contributions indirectes. S'il parlait aujourd'hui, M. Bergeron pourrait ajouter : l'on ne vend pas de limites à bois et on a un surplus de plus de $500,000.
l'éducation
Et maintenant que j'ai répondu aux critiques de nos adversaires, qu'il me soit permis de parler des principales questions qui préoccupent le gouvernement actuel.
Et d'abord, l'éducation.
S'il est des besoins et des vœux que le gouvernement doive satisfaire, ce sont les besoins qui se font sentir dans l'école, ce sont les vœux que l'on forme pour l'amélioration du sort des instituteurs.
L'éducation est, en effet, la plus importante des questions posées aux hommes car elle contient la solution de toutes les autres. Elle est l'instrument par excellence de l'avenir, son but étant de façonner l'âme et le cerveau des générations futures.