‹ Politique provincialeChapitre 3 sur 56 · LES HOMMES DE · texte numérisé non relu

LES HOMMES DE

Vous vous rappelez encore le programme des " honnêtes gens " : il ne devait plus y avoir de déficit ; la dette publique ne devait plus être augmentée ; il fallait cesser de taxer le peuple. Plus de déficits, plus d'emprunts, plus de taxes ! tel est le cri grâce auquel nos adversaires réussirent à capter la confiance populaire, telles sont les promesses solennelles qu'ils firent aux électeurs de cette province.

Ces promesses, nous les trouvons imprimées en blanc et en noir dans les documents publics ; et nos adversaires ne peuvent pas les nier, pas plus qu'ils peuvent nier les avoir toutes violées.

Permettez-moi de vous lire une fois de plus la promesse que

faisait le gouvernement de Boucherville, le 20 niai 1892, par la bouche de son trésorier, l'honorable M. Hall :

•• Il n'y a qu'une seule voie à suivre, c'est d'équilibrer réellement nos recettes et nos dépenses et d'éviter de nouvelles obligations . . . Mon prédécesseur surmontait toutes les difficultés en faisant des emprunts et en se servant des fonds en fidéicommis, mais il faut s'arrêter, pour la seule raison que la province ne peut plus recourir à d'autres emprunts. [Discours sur le budget du 20 mai 18925 p. 39 du texte français).

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