LA CRITIQUE DE L'HON. M. FLYNN
Il y a maintenant près de sept ans que je siège dans cette assemblée. Depuis 1897, j'ai toujours vu en face des banquettes ministérielles le même chef de l'opposition. Je l'ai entendu prononcer des discours très éloquents et très intéressants, Mais il n’y a rien qui se ressemble autant que la cri-ique qu'il fait, à chaque session, du discours du trône.
Depuis 18097, le gouvernement n’a pas encore trouvé le moyen de le satisfaire, Si le discours du trône est long, cela l’ennuie ; s’il est court, il le voudrait plus long ; si nous référons à des questions qui ne sont pas exclusivement du domaine provincial, mon honorable ami nous reproche d’empiéter sur un terrain qui n'est pas le nôtre ; si nous restuns dans les limites de
la politique provinciale, il nous reproche de ne pas aller assez naut, C'est un désappointement annuel pour l’honorable chef de l'opposition. Mais, je m'explique ce désappointement : depuis 1867, son parti a siégé de ce côté-ci de la chambre pendant vingt-cinq ans ; il avait fait du gouvernement sa chose, et il semble que nos adversaires ne se consoleront jamais de leur déchéance,