LES PREMIÈRES LICENCES POUR LA COUPE DU BOIS
Ce n'est qu'après 1800 que les constructeurs de navires de la Grande-Bretagne pensèrent à venir chercher du pin en Canada. Et, en 1807, pour la première fois des licences, —et c'est de là que nous vient le mot “ iicence”-dont nous nous servons encore—, des licences furent accordées par le gouvernement impérial à certains constructeurs de vaisseaux, Ces licences, qui permettaient à ces commerçants anglais de venir couper du pin sur nos domaines forestiers, étaient adressées à l’Arpenteur Général des Bois et Forêts de l'Amérique Britannique du Nord. Le lieutenant-gouverneur en conseil donna instruction à cet arpenteur de marquer les arbres qui pouvaient être coupés par les porteurs de licence, Inutile de dire que cette recommandation ne fut pas suivie, C’est de cette époque que date en cette province l’industrie du bois carré qui fit de Québec un des plus grands marchés de bois de l’univers.
L’hon, M. Leblanc.—L'honorable ministre de la colonisation aurait-ii objection à nous dire où il a puisé ces renseignements ?
L'hon. M. Gouin.— Je dois dire que j'ai emprunté ces renseignements à une très intéressante étude de M. Whyte, sousministre des Terres de la province d’Ontario, lue dernièrernent à Toronto, à une assemblée de la “ Canadian Forestry Asse- <iation.”