LA VENTE DES BOIS ET NOS SURPLUS
L’honorable chef de l'opposition nous a aussi accusés de nous créer des surplus avec le produit de la vente de nos bois
M. l'Orateur, il est inutile de cacher la vérité Nous sommes tous, dans cette Chambre, des hommes sérieux, Nous savons que nos forêts sont la grande source de nos revenus. Nous vendons des limites à bois, c'est vrai, Mais le peuple de cette province sait ce qui nous distingue de nos adversaires,
Nous, du parti libéral, nous travaillons à tirer le plus de revenus possibles de nos ressources naturelles, au lieu de les laisser se déprécier sous l'influence du temps et du feu ; nos adversaires, eux, imposaient des taxes, Nous soldons, en grande partie, nos dépenses avec les revenus de nos forêts ; nos prédécesseurs aimaient mieux Payer avec l'argent qu'ils prélevaient sur les contribuables de cette province.
Examinez les documents officiels. Vous y verrez que, de 1897 à 1903, nous avons perçu sur le prix des limites à bois que nous avons vendues la somme de $1455,567.57, soit, en moyenne, $242,594.59 par année, De plus, vous y constaterez que, de 1892 à 1897, nus adversaires ont retiré sur les ventes qu'ils ont faites une somme totale de $184,040.80 ; qu'en 1892, ils se sont, en violation de Promesses solennelles, créé des sour-
ces de revenus considérables qui n'existent plus depuis 1897; que ces ressources maintenant disparues, (la taxe directe sur certaines personnes, sur les mutations de propriété, sur les établissements de commerce et de manufacture,) ont, de 1892 à 1897, rapporté au trésor une somme de $1,516,972.05.
Nos amis de la gauche ont donc, de 1892 à 1897, perçu sur la vente des limites à bois et en vertu de taxes qu'ils ont créées en 1892 et abolies à la veille des élections de 1897, une somme de $1,701,023.75, soit,en moyenne, $340,204.75 paran; tandis que nous n’avons perçu annuellement de la vente de nos limites à bois qu’une somme moyenne de $242,594.59, soit $97,610.16 de moins que nos adversaires.
En sorte que, si nous avions suivi la politique de nos prédécesseurs, si nous avions prélevé sur la population de cette province ces impôts qu'ils s'étaient créés, nous aurions eu, non pas les surplus annuels de 25 à $100,000 que nous avons eus
depuis 98, non pas les déficits annuels de $230,000, $162,000 et $829,000 par lesquels se soldaient les comptes publics en 1894, 1895 et 1897, mais un surplus total de plus de $2,400,-