‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 48 sur 81 · LE PARTI CONSERVATEUR ET LA LOI DE · texte numérisé non relu

LE PARTI CONSERVATEUR ET LA LOI DE

L'honorable chef de l'opposition disait, il y a quelque ins-

tant: “Si le parti libéral était en faveur des réserves que créaient les lois de 1882 et de 1883, pourquoi at-il rappelé ces lois en 1888 ?”

vé le rappel de ces lois, mais a de plus combattu la loi de 1883

M. l'orateur, il y a queïqu’un qui non seulement a approu-

proposée par un gouvernement conservateur, Et ce quelqu'un, c'est un bon conservateur, c'est l'honorable chef de l'opposition lui-même, Voici en effet ce qu'il disait en cette Chambre en

“ Quant à ce qui regarde la loi de 1883, la position que j'occupe à l'égard de cette législation n’est pas la même que pour celle de 1882. Je n'étais pas dans le gouvernement alors, j'étais député ministériel, et cependant, bien que j'eusse généralement confiance dans le cabinet, j'ai cru d'accord avec plusieurs autres députls qui, comme moi, donnaient leur appui aux ministres, que, peut-être, il J avait danger, à certains égards, de faire une telle Loi.”

L'honorable chef de l'opposition jouissait en 1889 d'une

mémoire plus heureuse qu'aujourd'hui, car il avait diten 1883:

“ Bien que j'approuve de tout cœur ce qui peut tendre à la protection de notre richesse forestière, je suis persuadé que le Gouvernement va plus loin qu'il n'avait l'intention de le faire. . cette résolution est adoptée telle qu’elle est rédigée, cela aura pour résultat de retarder la colonisation d'une dousaine d'anris au moins. On propose, c'est là le point faible, de mettre de côté les cantons forestiers sous licence ; eh bien! ces cantons renferment les meilleures terres de la province. Tel que je comprends ce projet de législation, les colons ne pourront prendre ces lots d'ici à dix ans; or, c'est une mesure retrograde plutôt que de progrès.”

‘Pourquoi et comment l'honorable député de Nicolet peut-

il'nous faire le reproche d’avoir combattu cette loi de 1883 lorsqu'il l'a lui-même combattue lors de sa discussion et qu'il l'a dénoncée en 1888 et en 1889, en des termes aussi vigoureux

que ceux que je viens de citer à cette Chambre ?

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