‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 58 sur 81 · LA SOCIÉTÉ DE COLONISATION DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ DE COLONISATION DE MONTRÉAL

* Monsieur l'Orateur, je ne voudrais Pas dire trop de mal de la société de Colonisation de Montréal, 11 s'y trouve de bons citoyens ; quelques-uns sont absolument désintéressés et y font œuvre de véritables colonisateurs. Is ne sont pas nombreux, malheureusement ; et il y a bien ts55 de gens qui sont de cette société dans le seul dessein de faire de la politique et de la critique. C'est regrettable, monsieur, mais ce n'est que trop vrai ii y a dans cette société des Personnes qui sont chargées

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de faire de la colonisation et qui n'en ont jamais fait et, je le crains, n’en feront jamais, Il y a des agents qui sont là pour encourager les colons et qui n’ont jamais fait autre chose que de travailler à les décourager. Le gérant, ou plutôt le secrétaire de cette société, M. Carufel, est un homme honnête et rempli des meilleures dispositions ; mais il lui manque une chose: il n'a pas tonte l'énergie voulue pour résister aux assauts que lui livrent certains politiqueurs.

M. Carufel est en même temps l'agent du gouvernement ; il a été nommé en 1892 ou en 1893 : je n'ai pas la date exacte, M. Carufel, depuis qu’il est notre agent, a certainement fait tout <e qu'il a pu pour aider la colonisation dans la région nord de Montréal et dans toutes les régions colonisables de la province. Mais toute l'œuvre de la Société de Colonisation de Montréal a été, jusqu’à ce jour, de s'attribuer le mérite du bien que faisaient les employés du Gouvernement et de mettre au compte du Gouvernement les erreurs que commettaient ses officiers à elle. Je crois que nous nous sommes trompés en donnant de l'aide à cette société de colonisation ; de fait, nous l'avons hébergée, nous avons payé son loyer, son secrétaire, ses annonces, toutes ses dépenses enfin, et cette société de colonisation, où il y a malheureusement trop de politiqueurs et trop peu d'amis de la colonisation, est devenue je rendez-vous de tous les mé. contents de la politique, ainsi qu’il est si justement dit dans le rapport de la commission de colonisation.

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