LA DEPENSE
M. Leblanc a dit à Trois-kivieres que les dépenses d'administration sont aujourd'hui d'un million plus
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considérables qu'elles ne l'étaient en Comme vous le savez, les salaires 1897. et les fournitures de bureaux ont Chacun sait que M, Leblanc a considérablement augmenté depuis beaucoup d'imagination et est porté | 1597. Cette augmentation de $34,581.à exagérer, —‘* l'exagération est le | 64, de 12 p. c., n'est donc pas exagemensonge des honnêtes gens”, disait | rée, de Maistre—; aussi M. Chapais, qui | Une autre prétention de M.Lebianc, parlait après son chef, ne s'est-il pas c'est qu'il y a 40 Pour cent de nos gêné pour faire voir combien ce der- employés qui ne font rien,
nier avait forcé la note, “ Le budget | Or voyons ce qui en était en 1897. provincial”, a déclaré M. Chapais, ‘a Nous payions, en 1905-06, $236,<
été monté de $4,850,(0) à 92,179,000 | 44698 de traitements. Si vous en depuis 1897”. Donc, au dire même de retranchez 40 pour cent, il reste M. Chapais, l'augmentation de la dé- | $141,868.19. D'après M. Leblanc, cette pense depuis 1897 n'est pas d'un Mil-! Somme devrait suffire à payer les lion, comme Je criait M. Leblanc, | traitements des employés dont nous mais seulement de $329,000, avons besoin. Or si elle est suffisante + | aujourd'hui, el'e devait, à plus torte La vérité, c'est « 1 Msenses raison, l'être en 1896-97, Savez-vous d’ Ma Ronnie Le 2x combien l'on a payé comme traitesdministration, ordinaires et extra- ments, cette année-là ? $211,848.25. De ordinaires, aprés avoir été de | l'aveu même de M. Leblanc, c'étatent 84,099,707 en 1895.96, ont été de done 870,000 de trop.
$4,853,927.18 en 1896-97, de 85,179.
817.55 en 1905 06 et ne dépassent pas L'ADMINISTRATION ACTUELLE $4,800,000 pour l'année qui vient de D | Laissez-moi Maintenant vous parier finir. Plus particulièrement de l'admints-
tation que j'ai l'honneur de présider DRE RSNREERNNNNRRRE EEE et qui est celle que vous aurez à ju- En d'autres termes, les CONSerVa- | cer lorsque vous serez appelés à eholteurs ont, en 1896-97, dépensé $194,- sir un successeur à M. Dupuis, avant 220.48 de plus que l'année précédente | ouverture de la prochaine session (1895-96), et les libéraux dépensent Ge notre législature, actuellement moin: que les conserva- 2
teurs en 1896-97. SON PROGRAMME J'ai été assermenté comme premier LES SINECURES ! Ministre le 23 mars 1905, et, le 5
avril suivant, j'exposais à Montréal le programme du gouve nement dont je suis le chef.
Ce programme, je l'ai constaté avec plaisir, fut bien accueilli par toute la province.
Voici ce qu'en disa't ‘La Patrie”, qui, vous le savez, n’a jamais été trop tendre pour notre gouvernement :
“Elles sont nombreuses ces réformes, trop nombreuses peut-être pour que le gouvernement en accompliisse 3,401.64 jamais la moitié. Mais elles témoi- 247.91 | gnent d'une étude sérieuse des be= soins de la province, et elles méri- | tent lontes qu'on les discute, lies
A entendre M. Leblanc et son lieutenant M. Chapais, toute l'oeuvre des libéraux se résumerait à avoir créé des sinécures, à Payer grassement leurs amis pour aider les autres employés à ne rien faire, Tout le revenu y passerait, quoi !
Voici un état qui est mieux qu'une réponse ; c'est une accusation contre nos adversaires.
Dépenses du gouvernement civil
En 1595-96.
En 1896-
Augm. en 9 années. , ,
soit 9 p. c. couvrent tout le champ de l'adminis-
En 18% à tration provinciale, l'instruction pu-
En 190: . blique, l'agriculture, Ja colonisation, Re . | les finances, ete.
Aug. en 9 années. , , . .$ 34,081.64 “ Il est certain que sur tous ces
soit 12 p. c.
à mätiëre à améliorer, et
quelques-uns des projets de M. Gouin sont de la plus haute importante
“ Le nouveau minisiè.e entend auministrer avec prudence et ‘eviter les critiques du pas 6”. Or, sil est un service public qui a soulevé de justes critiques, c'est bien Celui de 1a colonisation et des teires, M. Gouin est d'avis que la grande taute dau F'ssé n'a pas été de vend'e notre domaine forestier, mais bien de laisser les limites vendues inexplotées, Une pius grande liberté laissée aux colons et une plus grande vigilance dans la perception des droits de coupe, tel est le remède qu'il suggêre.
‘Le gouvernement promet a"ssi de porter une attention sérieuse à l'instruction publine, et l’on sait que ce ne serait Jas sans »esoin.
‘* Création d'écoles normales nouvelles, pour former un personnel enseignant, création déco techn{ques, d'écoles de hautes études commerciales, meilleur traitement des instituteurs, voilà quelques uns des beaux projets que caresse l'hon. M.
Gouin.
‘ Pour améliorer les finances provinciales M. uin a cherché et proposé divers mo;ens. Il a demandé d’abord le rajustement du subside fédéral, comme une dette de justice, mais surtout ! a proposé une nouvelle source de revenus dont l’établissement, nous le présumons, ne $e fera pas sans Quelque difficulté, à savoir, l'impôt sur les opérations de bourse.
“Enfin, M. Gouin a touché une foule d’autres points que nos lecteurs trouveront dans le compte rendu complet de l'assemblée d'hier ; entre autres, le bail des pouvoirs hydrauliques, les garanties de l'autonomie municipale, l'amélioration des routes rurales, la création d’un grand collège d'agriculture, etc., etc.
‘Si le gouvernement de M. Gouin réalise tous ces beaux projets, ses adversaires les plus acharnés ne pourront s'empêcher de lui pardonner son piédestal. Mais, en attendant de le voir à l'œuvre, on peut déjà féliciter M. Gouin parce qu'il n'a pas craint de se tailler de la besogne.”
D'autre t. MM et EF ron déclaraient à St nothée,
le 19
août 1905, qu'ils approuvaient entiè rement notre programm: et qu'ils Foie prêts à nous aider à le réaiser.