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PERCEPTION DES DROITS DE COUPE

Nous avons Proms de surveiller avec soin la perception des droits de Coupe. Nous avons tenu parole, M.

Taché, sous-ministre des terres, en té- Mmoignait sous serment au cours d2 la dernière session. ‘ Jamais, disait<], jamais, depuis quarante ans, les paiements n'ont été effectués avec autant de régularité que cette année, C'est un r°cord.”

L'état suivant corrobore .d'a:lleurs ce témoignage :

Sommes Perçues des bois et forêts

(prix des limites non compris) 1892-93. . . . -$ 819,900.31 189894; ©, 5, 3 1894-95. .

867,843.72 Total. . +$4.034,346.54

Moyenne : $806,869.31 -$ 880,977.82

830,874,33 1901-02. 853,554.09 Total. .$4,103,453.

Moyenne :

1905-06. . , 1,012,569.04 1906-07 environ 1,018,000,00

En 1906-07, nous avons donc p2rçu | $239,72 de plus qu'en 184 7, soit une augmentation de 20 pour cent en dix ans ; et $103,076.48 de plus qu'en 1903-04, soit une augmentation de li pour Cent dans l'espace de trois ans, L'INSTRUCTION PUBLIQUE

Nous avions promis de donner attention spéciale à la question l'éducation. Ceux qui nous ont vus à l'œuvre peuvent témoigner £<f nous avons 6t6 fidèles à cet engagement.

Jusqu'à 1898, il nv avait dans cette province qu'une seule dc ole normale de filles. Le gouvernement Marchand en fonda une seconde à Montréal et le gouvernement Parent une troisième à Rimouski. Depuis 1905, nous en avons créé deux, une à l'extrémité nord-est de la province, dans la florissante et jolie ville de Chicoutimi, et Une autre au cœur de notre province, dape la vieille cité de Trois-Rivières. Et nous sommes à négocier le fondation d'une troi ème école nyrmale à Hull. Nous semons ainsi ces institutions, dont le besoin 5 faisait sentir depuis longtemps, dans les principaux centres de notre province, afin que nos institutrices puissent toutes recevoir une bonne formation pédagogique et se Dréparer convenablement à la grande mission qui leur est confiée,

Nous avons encouragé l'établissement d'écoles ménagères à Montréal à Roberval, à endroits.

Nous avons créé des écoles de coupe à Montréal, à Québec, à Lévis, à Charlesiourg, à Lorette, à St-Jean, à Trois-Rivières, à St-Hyacinthe, à Fraserville, à Montmagny, à Arthabaska et à Victoriaville,

ous avons subventionné la fonda.

tion d'une école d'arpentage à Québec, afin de donner à notre jeunesse l'occasion de mieux déployer ses énergics dans le domaine de l'industrie et de la science. Cette mesure nous a valu, de la part de M. Leblanc et de ses amfs, des félritattons que nous prisons hautement : elle r aussi mérité, de la part de l'Univer sité Laval et de la population du dis.

une de

St-Pascal et autres

trict de Québec, des compliments que nous avons acceptés avec reconnais sance.

Nous avons donné un élan nouveau à l'institution s1 libérale des écoles du soir,

Nous avons encouragé et pavé les cours qui se donnent au Monument National de Montréal.

Les cours des arts et métiers n'ont jamais été mieux suivis et appr'ciés que pendant les dernières années, et ce, — nous pouvons le dire sans Vanterie—, grâce à l'encouragement effcace que nous leur avons donné.

Si l'Ecole Polytichn'que de Montréal est aujourd'hui une des ins itule mieux outillé s que nous

tions ayons en Canada, elle le doit surtout à la gér.érosité du gouvernement.

A la dernière session, nous avons créé trois corporations qui de vront fonder trois écoles très importantes : une écuie de hautes études commerciales à Montréal, et deux écules techniques : l'une à Québec et l’autre à Mcntréal. Et nous n'avons bas Seulement ace rdé des franchises à ces corporations, nous leur avons donné, avec le brincipe de vie, le moyen de vivre. Ces corporations sont actucllement à s'organiser, “+ nous pouvons assurer la population de cctte province, qui apprécie l'importance de l'enseignement technique et qui le réclame depuis longtemps, que, d'ici à un an, nous aurons une école technique dans chacune de no8 deux principales cités, dans la capitale et dans la m‘tropole. Ces institutions nous coûteront cher ; mais nous devons à notre jeunesse, et sans plus tarder, sans marchander, cet enseignement fécond qui fera sa fortune et la prospérité de notre province.

Le mois dernier, nous avons aussi, sur un premier appel, accordé une subvention de $5,000.00 au Montreal Technical Institute afin de lui permettre d'ouvrir, dès le mois de septembre prochain, des cours d'enseignement dans la cité de

technique et manuel Montréal.

Kous avions promis de iravaiiter à

au

améliorer le sort de nos instituteurs et de nos institutrices, Or, dès la première année de notre administration, nous avons accordé des primes à tous les instituteurs et institutrices qui enseignent depuis plus de quinze ans ; de plus, pour stimuler le zèle des municipalités scolaires, pour les induire à payer de meilleurs traitements à leurs professeurs et à amél'orer l'état de leurs maisons d'écoles, nous avons iffecté une somme de $10.000 au palement, dans Chaque district d'insë ion, ce cinq prix variant de $60 à

Nous avons aussi augmenté le salai-

re de nos inspecteurs d'écoles, et pas un de ces fonctionnaires ne reçoit actuellement moins de mille Collars par an. '

Nous avons, pendant l'année 1906- 07,dépensé pour l'instruction f ublioue 8123.356 de plu: qua nos devanciers en 1896 97, mis nous entendons ne pas nous en tenir là.

En prenant les rênes de l'adminis tration, j'ai déclaré que nous doubi!

rions la subvention spéciale de $30,0Ù:

que le gouvernement Flynn avait fait Yoter pour les écoles élémentaires: ot nous l'avons fait dès la première session, J'ai déclaré, alors.que cette sub-

vention spéciale, qui est maintenant de $100,000,serait encore doublée avant longtemps. Je suis heureux de pouvoir vous annoncer qu'à la prochaine sess'on, non seulement le budret de l'Instruction publique sera augmnté de $100,000.00, mais que nous ferons méme avantage,

J'aurais encore bien des choses à vous dire sur cet attrayant sujet, mais l'heure avance. Avant de céder la place à l’un des nombreux amis que je vois avec plaisir près de moi, permettez-moi de vous indiquer sommairement ce que nous avons encore réalisé de notre programme.

La “Patrie” écrivait que l'étabitssement d'un impôt sur les opérations de bourse ne se ferait pas sans difnculté : eh bien, nous y avons réussi.

Nous avons commencé à Contribuer à l'amélioration des routes rurales.

Nous sommes à négocier la créat'on d'un collège d'agriculture À Oka.

LE SUBSIDE FEDERAL

Et surtout, nous avons réussi à ré-

gler cette question depuis si Jlongtemps discutée, le rajustement du subside fédéral.

Nous pouvons le proclamer avec fierté, c'est pr un geuvernement libéral qu'a 65 comm ncée l'agitation eflicace qui devait amener la solu-

tion de cet important prob'ème, et c'est par un gouvernement libéral

qu'elle a été menée à bonne fin. C'est nu. gouvernement de Québec que revient le mérite d'avoir organisé ce mouvement d'ensemble de tous les Souv ruements provinciaux qui a assuré le succès de nos revendications.

La mesure que sanctionnera bientôt le pariement impér'al nous permettra de toucher dès cette anné une subvention additionnelle de $60,000.00, Mais cette subvent'on1 n'es pas tnixe, et elle augmente:a à mesure que croïtra notre population.

$600,000.00 ! avez-vous calculé que cette somme représente l'intérêt d'une bonne partie de notre dette provinciale ? Avez-vous songé que ce subside additionnel et le surplus de $400,000 sur lequel nous pouvons compter à la fil: de l’année courante, nous permettront de dépenser un miticn de plus pour l'éducation de nos enfants, pour l'avancement de la colonisation et pour l'amélioration de nos chemins ?

Et dire que M. Bergeron aurait préféré à l'augmentation du subside fédéral, qui nous vaudra tous ces bienfai \ la taxe directe et l'un'on législat've !

Je vois ici des électeurs de Beauharnois ; lafssez-moi leur lire les paroles que M. Bergeron pronmçait en chambre le 25 mars 1907, afin qu'ils lui en demandent compte lorsqu'il ira solliciter leur suffrages. p

“ Quelques-uns des pères de la confédération,"” a äit M. Bergeron, ‘“voulaient l’union législative—un seul goivernemert pour toutes les provinces | Je crois qu'ils avaient raison. D'autres

voulaient le système fédératif: maïs même dans Jes discours de M. Brown, @e M. Dorion des autres champions de l'union fédérative, il est facile de

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