‹ PollyChapitre 38 sur 54 · SCENE XI. ILVERTON, MORTIMER · texte numérisé non relu

SCENE XI. ILVERTON, MORTIMER

ILVERTON. Ah!

MORTIMER. Au nom du ciel!.... calmetoi.

ILVERTON. Cette lettre ! grand Dieu!...

celte lettre ! tu ne pouvais pas me la donner plus tôt!

3IORT1MER. Quand je l'ai reçue... il n'était plus temps. . . et puis. . .. je l'avoue, j'ai perdu la tète !

ILVERTON , accablé. Par quel enchaînement?... Lady Ilverton!.. elle existait!., et depuis un an, ce valet... ce misérable Anderson , qui était auprès d'elle , nous trompait donc!... dans quel but... dans quel espoir?... Et elle, pourquoi ce long silence? Ma raison s'égare, et je n'ai pas la force même de penser ou de comprendre.

MOUTiMER. Allons... allons — pas de bruit, pas d'éclat et un peu de courage !

ILVERTON. Du courage!... à quoi bon ?

pour lutter contre une destinée qui m'écrase?.. Comment échapper aux reproches

de deux personnes qui me devront leur malheur!... Lady Ilverton... pourrai-je supporter ses regards!., elle va me redemander son nom , son titre indignement méconnus ; et la pauvre PoUy ! comment justifier ! Ab ! j'aurais bien mieux fait ce matin, comme je le voulais, de me briser la cervelle !

MORTIMER. Un moment, quediable! tuas une manière d'arranger les affaires I Voyons, je vais coiu'ir , tâcher de découvrir lady Ilverton., , car cette lettre n'indique aucun domicile... mais je m'adresserai au bureau des étrangers, à tout le monde... je la retrouverai, et je l'engagerai au silence..- à la discrétion... jusqu'à ce que nous ayons eu le temps de prendre un parti !

Air dt la Vieille.

Mais ta me promets de m^attendre, Je vais te «e trouver ici ?

ILTERTON.

Je le jure !

BORTIMER.

Bien ! il faut prendre Tous les moyens d'attendrir l'ennemi !

ILVERTON.

Elle ne voudra plus m'entendue.

MORTIMER

Pourquoi?... tu dois être obéi...

Puisqu'elle veut que tu sois son mari ! Mais si je perds enfin toute espe'rance , Si le destin trahit mon éloquence, S'il faut partir pour braver leur vengeance;

( Avec cime.) Je veux avant cette Cruelle absence...

Je veux encor , je le demande ici.

Serrer la main de mon ami !

N'y manque pas, que je te trouve ici , C'est le dernier vœu d'un ami.

(^Parlé.) Adieu ! bon espoir.

( Il sort par le fond.)

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