‹ PolochonChapitre 42 sur 54 · CHŒUR DES PASSANTS · texte numérisé non relu

CHŒUR DES PASSANTS

Regardez ce charpentier, Il fait un triste métier.

Restons sur le trottoir, Autant le voir, Si il doit choir.

Le charpentier continue ses imprudences sur l'extrême bord du toit, il saute sur une jambe, se penche en avant.

Tout ' à coup, un cri terrible! Comme une flèche, l'homme vient de s'abattre sur la chaussée^ le crâne fracassé, dans une mare de sang.

La foule recule épouvantée. Seuls, quelques peintres dévoués se précipitent avec une couverture et enveloppent le cadavre,

La foule se rapproche, avide de voir.

PREMIER RAPIN, tout bouleversé.

Il vaut mieux ne pas regarder, Il est horriblement défiguré.

Ça coûte cher de jouer avec le danger. Oii allons-nous le déposer ?

Il n'y a ni médecin, Ni pharmacien, Rien.

Nous allons le mettre chez le marchand de vins.

Les peintres soulèvent le cadavre et vont pour le porter

dans la boutique du marchand de vins. Celui-ci se met énergiquement en travers de sa porte.

Page 1