‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 120 sur 158 · SÉVÈRE, FABIAN SÉVÈRE · texte numérisé non relu

SÉVÈRE, FABIAN SÉVÈRE

Qu'est-ce-ci ^, Fabian? quel nouveau coup de foudre

Tombe sur mon bonheur, et le réduit en poudre?

Plus je l'estime près, plus il est éloigné;

Je trouve tout perdu quand je crois tout gagné; 1370

Et toujours la foi tune, à me nuire obstinée,

Tranche mon espérance aussitôt qu'elle est née :

Avant qu'offrir * des vœux je reçois des refus;

Toujours triste, toujours et honteux et confus

De voir que lâchement elle ait osé renaître, 1375

1. Ce sont ces rimes qu'on appelait normandes, parce qu'en Normandie r ûnal était toujours muet; on prononçait ché (clier) et mèuie mé (la mer).

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