ACTE V, SCÈNE VI
FÉLIX
Anèloz-vous, Seigneur, et truno âmo apaisée Souffrez que je vous livre une vengeance aisée.
Ne me reprochez j)lus que pannes cruautés 1765
Je lâche à conserver * mes tristes (lignit<''s : Je dépose à vos pieds l'éclat de leur faux lustre. Celle où j'ose aspirer est d'un rang plus illustre; Je m'y trouve forcé par un secret appas -; Je cède à des transports que je ne connois pas; 1770 Et par un mouvement que je ne puis entendre, De ma fureur je passe au zèle de mon gendre. C'est lui, n'en doutez point, dont le sang innocent Pour son persécuteur prie un Dieu tout-puissant; Son amour épandu sur toute la famille 1773
Tire après lui le père aussi bien que la tille. J'en ai fait un martyr, sa mort me fait chrétien : J'ai fait tout son bonheur, il veut faire le mien. C'est ainsi qu'un chrétien se venge et se courrouce. Heureuse cruauté dont la suite est si douce! 1780
Donne la main, Pauline. Apportez des liens; Immolez à vos Dieux ces deux nouveaux chrétiens : Je le suis, elle l'est, suivez votre colère ^.
PAULINE
Qu'heureusement enfin je l'etrouve mon père!
Cet heureux changement rend mou bonheur parfait.