SCÈNE IV
FÉLIX, Albin, Pauline, Stratonice
FÉLIX
Albin, en est-ce fait? 955 Oui, seigneur, et Néarque a payé son forfait.
FÉLIX Et notre Polyeucte a vu trancher sa vie ?
1 Var. Ils cherchent de la gloire à mépriser les Dieux; (1643-64 in-8°.) Var. Ils cherchent de la gloire à mépriser des Dieux; (1664 in-12.)
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ALBIN Il l'a vu, mais, hélas ! avec un œil d'envie, (/y^ ^Lv^^*^^ Il brûle de le suivre, au lieu de reculer; ^ * \ ^^ V
Et son cœur s'affermit, au lieu de s'ébranler. 960
PAULINE
Je vous le disais bien. Encore un coup, mon père, Si jamais mon respect a pu vous satisfaire, Si vous l'avez prisé, si vous l'avez chéri . . .
FÉLIX Vous aimez trop, Pauline, un indigne mari.
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PAULINE Je l'ai de votre main : mon amour est sans crime ; 965
est de votre choix la glorieuse estime ; Et j'ai, pour l'accepter, éteint le plus beau feu^ Qui d'une âme bien née ait mérité l'aveu.
Au nom de cette aveugle et prompte obéissance Que j'ai toujours rendue aux lois de la naissance, 970
Si vous avez pu tout sur moi, sur mon amour. Que je puisse sur vous quelque chose à mon tour ! Par ce juste pouvoir à présent trop à craindre, Par ces beaux sentiments qu'il m'a fallu contraindre. Ne m'ôtez pas vos dons : ils sont chers à mes yeux, 975
Et m'ont assez coûté pour m'être précieux.
FÉLIX Vous m'importunez trop : bien que j'aye un cœur tendre,^ Je n'aime la pitié qu'au prix que j'en veux prendre ;
1 Var. Et j'ai, pour l'accepter, éteint les plus beaux feux
Qui d'une âme bien née aient mérité les vœux. (1643-56.) * Var. Vous m'importunez trop.
Paul. Dieux ! que viens-je d'entendre ?