‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. With introd. and notes by George N. HenningChapitre 44 sur 90 · CLÉON · texte numérisé non relu

CLÉON

Pauline vous demande.

O présence, ô combat que surtout j'appréhende!

Félix, dans la prison j'ai triomphé de toi,

J'ai ri de ta menace, et t'ai vu sans effroi :

Tu prends pour t'en venger de plus puissantes armes ; 1085

Je craignais beaucoup moins tes bourreaux que ses larmes.

Seigneur, qui vois ici les périls que je cours. En ce pressant besoin r^ouble ton secours ; Et toi qui, tout sortant encor de la victoire, Regardes mes travaux du séjour de la gloire, 1090

Cher Néarque, pour vaincre un si fort ennemi. Prête du haut du ciel la main à ton ami.

Gardes, oseriez- vous me rendre un bon office?* Non pour me dérober aux rigueurs du supplice : Ce n'est pas mon dessein qu'on me fasse évader ; 1095

1 Var. [Gardes, oseriez-vous me rendre un bon office ?] Cléon. Nous n'osons plus, Seigneur, vous rendre aucun service. PoL. Je ne vous parle pas de me faire évader ; (1643-56.)

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