ACTE IV, SCÈNE III. ni
» PAULINE
'est peu de me quitter, tu veux donc me séduire ^^? POLYEUCTE.
C'est peu d aller au ciel, je vous y veux conduire.
PAULINE
Imaginations !
Célestes vérités !. i-s^
PAULINE
Étrange aveuglement !
Éternelles clartés !
PAULINE
Tu préfères la mort à l'amour de Pauline !
Vous préférez le monde à la bonté divine !
V. 1284. c( Le caractère de Polyeucte n'est ni moins bien conçu, ni moins bien traité que celui de Pauline. Il est plein de cet enthousiasme religieux, nécessaire pour justifier ses violences, et qui convient parfaitement à un chrétien qui court au martyre. >< (La Harpe.)
N. 1288. c Voilà ces admirables dialogues, à la manière de Corneille, où la franchise de la repartie, la rapidité du tour et la hauteur des sentiments ne manquent jamais de ravir le spectateur. Que Polyeucte est sublime dans cette scène! Quelle grandeur d'âme, quel divin enthousiasme, quelle dignité! La gravité et la noblesse du caractère chrétien sont marquées jusque dans ces vous opposés aux tu de la fille de Félix : cela seul met déjà tout un monde entre le martyr Polyeucte et la païenne Pauline. » (Chateaubriand, le Génie du Christianisme, 2e part., livre III, chap. viii.) — Rotrou s'est souvenu de ce beau dialogue au dernier acte ;sc.ii) de son Saiîit Genest :
MARCELLE
César nobtenant rien, ta mort sera cruelle.
OENEST.
Mes tourments seront courts, et ma gloire éternelle.
M.\RCELLE.
Quand la flamme et le fer paraîtront à tes yeux