‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 88 sur 175 · ACTE II, SCEM-: VI. izl · texte numérisé non relu

ACTE II, SCEM-: VI. izl

( ; est Tatteiite du ciel, il nous la faut remplir ;

.]>' Aiens de le promettre, et je vais l'accomplir.

.le rends grâces au Dieu que tu m'as fait connaître

lit" cette occasion qu'il a sitôt fait naître, fôo

( )ii^ déjà sa bonté, prête à me couronner,

I);dgne éprouver la foi qu'il ^ient de me donner.

NÉ ARQUE.

Ce zèle est trop ardent, souffrez qu'il se modère.

< 1)1 n'en peut avoir trop pour le Dieu qu'on révère.

NÉ A ROUE

A'mus trouverez la mort.

IMILYEUCTE.

Je la cherche pour lui. «5^^

NÉ ARQUE.

J-:t si ce cœur s'ébranle ?

Il sera mon appui.

V. G48. Var. : Je le viens de proaiettre. et je vais laooomplir. (Éd. 1643-60.1

'ja est-ce que Polyeucte a promis? De renverser les idoles au sacrifice qui

al le jour même avoir lieu? Non, le calme de Polyeucte dans la scène iv

.it surprenant, s"il avait déjà pris cette résolution, et il parlerait, nous

:ible-t-il, autrement à Pauline; d'ailleurs Polyeucte ne savait pas. quand il

-eu le baptême, que ce sacrifice allait avoir lieu, puisque, lorsqu'il est sorti,

a une heure à peine v. 108 .personne n'était encore instruit de l'arrivée

Sévère. 11 a sans doute promis au ciel de braver l'idolâtrie et de confesser

'■A, dès que l'occasion s'en présenterait. Quelques instants après, on lui

.nce qu'il est attendu au temple pour sacrifier aux dieux. 11 voit dans

e convocation le doigt du vrai Dieu, qui le somme de tenir sa promesse.

lisit avec empressement et joie cette occasion que le ciel même lui envoie

'j.'JO .C'est là, croyons-nous, ia seule manière d'expliquer la différence com-

•e de ton que l'on remarque entre la scène iv et la scène vi; dans la

ae IV, c'est le mari que nous voyons, tout heureux d'essuyer les pleurs de

ieune femme: mais les paroles "^de Cléon rappellent à Polyeucte sa pro-

^-e et lui apprennent que l'heure est déjà venue de la remplir ; aussitôt, sous

riuence soudaine de la grâce, le mari s'efface pour faire place au chrétien

irant aux joies du martvre.

V. (Ji9. C'est la seule fois que Polyeucte tutoie Néarque, du vivant de

\-orque (voir les ver^ 1089-1092.)

V. Go3. Rappelons-nous l'Abrégé de Métaphraste que Corneille a placé en - de sa tragédie : «■ Etonnant..', son ami même, par la chaleur de ce zèle. .il n'avait pas espéré. »

V. 6.o0. C'est Natalie qui dit au martyr dans le Saint Genest de Rotrou

;IV, iv'-.

Un Dieu te soutiendra, si tu soutiens sa foi...

Et redonne à ton Dieu, qui sera ton appui.

La part qu'il te demande, et que tu tiens de lui.

XÉAROUE.

Il ne commande point que Ton s'y précipite.

Plus elle est volontaire, et plus elle mérite*.

NÉARQUE

Il suffit, sans chercher, d'attendre et de souffrir.

On souffre avec regret quand on n'ose s'offrir.

NÉ ARQUE.

Mais dans ce temple enfin la mort est assurée.

Mais dans le ciel déjà la palme est préparée.

NÉ ARQUE.

Par une sainte ^ie il faut la mériter.

Mes crimes, en vivant, me la pourraient ôter. Pourquoi mettre au hasard ce que la mort assure? Quand elle ouvre le ciel, peut-elle sembler dure? Je suis chrétien, Néarque, et le suis tout à fait; La foi que j'^i reçue aspire à son effet. Qui fuit croit lâchement, et n'a qu'une foi morte.

NÉARQUE

Ménagez votre vie, à Dieu même elle importe : e-o

Vivez pour protéger les chrétiens en ces heux.

L'exemple de ma mort les fortifiera mieux. -

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