‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 49 sur 147 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PAULINE, STRATONICB.

PAULINE

Va, néglige mes pleurs, cours, et te précipite 125 Au-devant de la mort que les dieux m'ont prédite ; Suis cet agent fatal de tes mauvais destins, Qui peut-être te livre aux mains des assassins.

Tu vois, ma Stratonice, en quel siècle nous sommes : Voilà notre pouvoir sur les esprits des hommes ; 1 30

Voilà ce qui nous reste, et l'ordinaire effet De l'amour qu'on nous offre, et des vœux qu'on nous fait. Tant qu'ils ne sont qu'amants, nous sommes souveraines, Et jusqu'à la conquête ils nous traitent de reines ;

120. A propos de ce vers, M. Gidel rappelle le vers d'Oyide :

Res est solliciti plena timoris amor. {H^roïdes, I.) ,

121. On peut accorder à Voltaire que ce vers est asseï prosaïque. Mal est pris 'ci adjectivement.

122 Les plus enflammés s'efforcent de haïr

Sitôt qu'on prend sur eux unpeu trop de puissance» i ilt.8y 1676.)

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