‹ Polyglot reader, and guide for translationChapitre 150 sur 164 · CVL— NOUS SOMMES SEPT · texte numérisé non relu

CVL— NOUS SOMMES SEPT

Un simple enfant, cher frère Jim, qui respire légèrement et sent la vie circuler dans tous ses membres, que pourrait-il savoir de la mort ?

Je rencontrai une petite fille du village ; elle avait huit ans, me dit-elle ; ses cheveux tombaient autour de sa tête en boucles abondantes.

Elle avait l'air agreste d'une enfant des forêts ; elle était étrangement vêtue ; ses yeux étaient beaux, très beaux même ; sa gentillesse me ravit.

u Frères et sœurs, petite fille, combien êtes vous?" " Combien ? sept en tout," dit-elle, en me regardant d'un air étonné.

" Et oii sont-ils ? dites-le moi, je vous prie." Elle répondit : " Nous sommes sept ; deux d'entre nous demeurent à Conway, et deux autres sont allés sur mer.

" Deux autres reposent dans le cimetière, ma sœur et mon frère ; et dans la cabane du cimetière, je demeure près d'eux avec ma mère."

" Vous dites que deux demeurent à Conway et que deux autres sont allés sur mer ; cependant vous êtes sept 1 Ditesmoi, je vous prie, douce enfant, comment cela peut être ? "

Alors la petite fille répliqua : " Nous sommes sept, garçon« et filles ; deux d'entre nous reposent dans le cimetière, sous l'arbre du cimetière."

" Vous courez, ma petite fille ; vous êtes pleine de vie ; mais si deux sont couchés dans le cimetière, alors vous n'êtes plus que cinq."

" Leurs tombes sont vertes ; on peut les voir," répliqua la petite fille, " à douze pas au plus de la porte de ma mère, et ils sont côte-à-côte.

" Là souvent je tricote mes bas ; là j'ourle mon mouchoir; et là sur la terre je m'assieds, — je m'assieds et je chante pour

RUX.

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