‹ Pomologie françaiseChapitre 29 sur 122 · AMANDIER SATINÉ · texte numérisé non relu

AMANDIER SATINÉ

Amygdalus orientalis. Poit, et Turp.

7 ET Amandier, très remarquable par la blancheur de ses feuilles, est

un petit arbre qui ne s'élève guère au-delà de 5 à 6 mètres (15 à 20

pieds) sur un tronc gros comme la jambe, couvert d'un épiderme dont 5 Jes fibres sont circulaires comme dans les Cerisiers : ses rameaux sont nombreux, très divisés, divergens, presque épineux, et lui forment une tête arrondie et très garnie; ses bourgeons sont un peu velus, quelquefois cendrés, le plus souvent rouges du côté du soleil et verts du côté opposé.

Les feuilles sont oblongues ou lancéolées, blanchâtres des deux côtés, creusées en gouttière, souvent ondulées sur les bords, finement crénelées, longues de 6 à 9 décimètres (2 à 3 pouces). Le pétiole est muni au sommet de deux ou trois petites landes, et à la base de deux stipules très menus.

Les fleurs sont nombreuses, blanches, légèrement lavées de rose, bien ouvertes, larges de 3 centimètres (1 pouce). Le calice a son intérieur tapissé d'une lame rousse, les pétales sont ovales, constamment échancrés au sommet et légèrement onguiculés à la base; ces fleurs s'épanouissent souvent dès février, et il n'y a guère d'années qu'on ne voie l'arbre couvert de fleurs et de neige en même temps, et c'est à sa grande précocité qu'on attribue son peu de rapport; car il est naturel de penser que ses premières fleurs gèlent, et qu'il ny a que les dernières développées qui peuvent fructifier sous notre climat.

Le fruit est long de 2 centimètres (1 pouce), blanchâtre, terminé par une petite pointe; la peau, ou la partie coriace, s'ouvre sur l'arbre et laisse voir une coque très dure, comprimée, marquée sur les deux faces de sillons anastomosés, peu profonds; cette coque est terminée par une pointe courte et piquante; elle contient une amande un peu amère qui n'est pas désagréable à manger. Si elle était plus grosse et si l'arbre était plus fertile, il mériterait d'être cultivé comme arbre fruitier, mais on ne l'a considéré jusqu'aujourd'hui que comme un arbre d'agrément.

Il arrive souvent qu ‘un arbre vigoureux conserve une partie de ses feuilles pendant l'hiver; mais je ne crois pas que cela soit suffisant pour lui mériter l’épithète de Perenne que lui a donné Willdenow.

On observe des individus qui ont des fleurs beaucoup plus petites que dans celui qui a servi à cette description, et d’autres dont les feuilles sont beaucoup plus larges;

de sorte qu'il existe au moins trois variétés de cette espèce. 154*

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De l'Inprimeriede Langlers Bouquet Je.

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