AMANDIER DE LA GÉORGIE
Amygdalus Georgica. Poit, el Turp.
HARMANT arbrisseau du printemps, voisin de lAmandier nain, mais qui
s'en distingue par une taille plus élevée (18 à 20 décim.), plus touffue,
par ses feuilles plus grandes, dont la dentelure est égale, courte, non pi-
es
Au printemps, cet arbrisseau se couvre d’une immense quantité de belles
fleurs roses, qui persistent ou se succèdent pendant plus de quinze jours, et \ qui le rendent l'un des plus intéressans de la saison.
Certains individus ne portent que des fleurs mâles, et sont, par conséquent, stériles; d’autres ont parmi des fleurs mâles, beaucoup de fleurs hermaphrodites fertiles, dont l'ovaire est ovale, soyeux, surmonté d'un style plus court que les étamines, nu dans la partie supérieure et terminé en stigmate à tête aplatie.
Le fruit a la forme et la grosseur de celui de l’Amandier nain, mais il est plus roux et plus velu; la chair de son brou est moins épaisse; la coque, également sans pores à la surface, est un peu plus dure, et contient une amande amère.
Cet arbrisseau fleurit une douzaine de jours avant l'Amandier nain; on le multiplie aisément de drageons, de marcottes et par le semis; mais il lui faut une bonne terre.
Nous n'avons rien de bien certain sur son origine. Il a été remarqué à Paris pour la première fois, en 1800. Les Anglais en font une variété de l’'Amandier nain ; Desfontaines le croit originaire de la Géorgie où du Caucase, et dit qu'on le doit à Olivier; mais l'ayant présenté moi-même à ce naturaliste voyageur, il ne l’a pas reconnu et ne
le possédait pas dans son herbier.
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Det Imprimer de Langlois Bouquet Je.