PRUNE DE CATALOGNE
Prunus Catalaunensis. Poit. et Turp.
RDINAIREMENT très fertile, ce prunier est au dessous de la moyenne vigueur.
Ses bourgeons sont menus, effilés, légèrement pubescens, cendrés
ou lavés d'un léger violet obscur; ils s'élèvent assez verticalement,
0 mais bientôt leur direction devient vague et incertaine.
7} Les feuilles sont oblongues, plus rétrécies à la base qu'au sommet, d’un vert clair en dessus, un peu velues en dessous, longues de 1 décim. (3 pouces), terminées en pointe raccourcie et bordées de petites dents arrondies.
Le bouton à fruit est gros, ventru et sensiblement aigu.
Ce bouton donne naissance à deux fleurs larges de 3 centim. (1 pouce), portées sur des pédoncules menus et assez longs; elles ont les divisions du calice étroites et denticulées; les pétales ovale-oblongs; les filets, terminés par de petites anthères jaunes, entourent un style de leur longueur. Au temps de la floraison, on voit assez souvent quelques écailles intérieures des boutons qui contenaient les fleurs, se développer en petites feuilles.
Le fruit est petit, figuré en poire, long de 28 à 34 millim. (12 à 14 lignes), marqué d’un côté d'un léger sillon qui aboutit au sommet, où l'on remarque ordinairement un petit enfoncement.
La peau, d’abord d'un vert pâle, passe au jaune foncé dans la grande maturité; mais ce jaune ne paraît pas dans toute son indensité, parce qu'il est recouvert d'une fleur blanche abondante, qui semble pourtant jaunâtre à cause que la peau se voit au travers. Âu reste, cette peau est fine, aigrelette, selon Duhamel, et se détache . aisément.
La chair est jaune comme la peau, fondante, adhérente au noyau de toute part dans le commencement de sa maturité, et s'en détachant vers la fin, sans cependant former aucun vide.
L'eau est abondante et d'une fadeur rebutante.
Le noyau est oblong, comprimé, un peu rustiqué. n 415*
- Cette prune mürit en plein vent, à la mi-juillet, et quinze jours p L espe lier. Son seul mérite, selon moi, est de mûrir de bonne heure, car je ne l'ai pas encore trouvée mangeable, tant elle est fade et insipide; cependant les années et le terrain la
rendent quelquefois assez bonne, car Le Berriays la dit quelquefois sucrée, même mus-
quée, et Duhamel dit qu’on en fait d'assez bonnes compotes.
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